24h vélo: ça roule toujours…

Considérée comme la plus grande fête estudiantine de Belgique, les 24 heures vélo sont devenues le rendez-vous incontournable de l’année pour de nombreux étudiants. Près de 50.000 personnes venant des quatre coins de la Belgique envahissent alors les rues de Louvain-la-Neuve pour vivre une soirée musicale et festive inoubliable. Un évènement qui est entièrement chapeauté par le CSE Animations. Chapeau bas!

Les premiers coups de pédale à 13h donnent le départ officiel de la course et des 24 heures. D’un côté, les vélos de course visant la victoire. De l’autre, les vélos folkloriques et humanitaires convoitant la fiabilité, l’originalité et la visibilité. Ces derniers représentent le fruit de plusieurs heures de travail intense réalisé par les cercles, régionales, kots-à-projet et facultés. Ce sont donc au total près de 90 vélos qui s’élancent de la Grand-Place et qui symboliseront durant 24 heures le brassage culturel omniprésent sur le site.

Bars, musique et animations : le trio gagnant

Le folklore s’invite aussi du côté des cercles, disposant de leur propre bar, et des régionales qui sont localisées à un même endroit, le parking Fédé. Ce dernier est composé d’un ensemble de stand où des bières spécifiques de chaque région sont mises en vente. Sur la place Rabelais, le stand « Autre Soif » propose une alternative originale à la consommation d’alcool : la vente de produits équitables tels que du jus Oxfam.

Du côté musicale, les organisateurs se frottent les mains, satisfait d’avoir obtenu une affiche alléchante et diversifiée: Manau, Lucy-Lucy, Malibu Stacy, Didier Super, les Enrouls parmi les plus importants. De quoi ravir les mélomanes en quête de concerts gratuits et, qui, de plus, sont de qualités!

En dehors du « festival » à proprement parlé, de nombreuses animations sont également prévues pour tous les âges. D’une part, le village des enfants et le village des adolescents offrent l’occasion aux plus jeunes de vivre une après-midi inoubliable. Entre les Clowns, concerts, initiations musicales, sensations fortes, bricolages et quizz en tous genres, les enfants s’émerveillent et les ados s’éclatent. D’autre part, entre Death Ride, Escalade et lancer de ballot, le challenge vous fera vivre des moments palpitants. Sensations fortes assurées!

Organisation made in CSE

Quelle organisation me direz-vous! Qu’on ne s’y trompe pas, cela fait plusieurs mois que le CSE Animations, un kot-à-projet mené par Jean-Guy Pecher dont l’activité phare consiste en l’organisation des 24 heures, se focalise sur l’organisation de cet évènement de qualité. Parmi les douze membres du kot, chacun a son rôle : la promotion, la trésorerie, la sécurité, la responsabilité du QG, les innovations, les courses, les animations culturelles et la présidence. Comme nous témoigne Simon Vandamme, responsable promotion, « L’activité du kot est croissante. Dès le recrutement des nouveaux membres en mai, nous commençons à œuvrer pour les 24h. En particulier, certains dossiers pour le sponsoring doivent être envoyés très tôt! A partir du 15 septembre, nous y travaillons à 100%, incluant les weekends. Lors des 24 heures, nous dormons au maximum trois heures par nuit! ». Clairement, socialement et professionnellement, ce rythme de travail est relativement difficile à tenir. Entre la multitude de cours séchés et le fait d’être coupé du monde, la bonne ambiance au kot permet aux membres du CSE d’y puiser la volonté nécessaire à la réalisation de cette tâche titanesque.

Heureusement, les aides ne manquent pas. Car, à ceux qui affirment que le CSE organise seul les 24h, Simon leur répond ironiquement : « ils ont à moitié raison ». Près de 60 stadiers, 30 guides ambulances, 110 kots-à-projets, et quelques amis fournissent un renfort précieux à travers les quelques 30 postes sécus du circuit, aspect crucial qui témoigne de la réussite des 24h. Innovations cette année, « le déplacement du feu d’artifice, le changement du circuit, la protection du talus près de la gare et la création d’une « prison » à l’ancienne poste contribueront au renforcement de la sécurité sur le site », témoigne Simon, « sans oublier les quelques 1600 barrières NADAR, les 500 barrières HERAS ainsi que le traditionnel centre de sécurité aux halles Sainte-Barbe qui abrite la croix-rouge, la police et le CSE. ». Toutes ces mesures de sécurité sont absolument nécessaires afin de ne pas réitérer le drame de 2006 où un étudiant trouva la mort.

Débat de longue haleine : le prix de la bière

Ces dernières semaines, le débat fût plutôt axé vers le prix de la bière aux 24h. Après plusieurs réunions entre les collectifs étudiants, un accord émergea. La bière passera de 1€ à 1,1€. Cette augmentation est justifiée d’une part par l’augmentation du prix des bières en cercles (majoration de 10 cents), ainsi que de la volonté de rendre la fête plus conviviale sans alcool. Selon Simon, « une augmentation plus élevée aurait inciter les étudiants à consommer des alcools forts à leurs kots, ce qui aurait été une véritable catastrophe ».

Les 24h, évènement fédérateur

Outre la fête, les 24 heures vélo, symbolique du folklore estudiantin depuis 1976, comporte la particularité de rassembler tous les étudiants ainsi que les associations d’étudiants autour d’un projet commun : « L’organisation des 24h a cela de génial qu’elle permet de mettre momentanément entre parenthèse les querelles entre autorités académiques, associations diverses, cercles, etc. », dixit Simon. Car, vous l’avez compris, le plus important est de s’unir autour d’un même projet.

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