Concours en médecine et en dentisterie en fin de BAC1 : les attestations sont tombées !

Voici les quotas d’étudiants en médecine pour le concours en fin de BAC1 de l’année prochaine établis sans prendre en compte le lissage négatif (qui consiste à diminuer les quotas pour « rembourser » les quotas surnuméraires accordés par le passé, par rapport à ce qui était légalement prévu). A l’U.C.L., seulement 164 étudiants en médecine et 34 en dentaire auront la possibilité d’accéder à la deuxième année. Comparé aux cohortes actuelles, c’est donc plus d’1 étudiant sur 5 qui ne pourra pas poursuivre ses études !

    L’AGL s’oppose depuis le début à ce concours tout comme au numerus clausus fédéral appliqué depuis 1997. Comme pour une vingtaine d’anciens présidents de la Fédération des étudiants Francophones (F.E.F.) qui, en mai, signaient une carte blanche publiée dans Le Soir, nous estimons que le problème se situe avant tout à la sortie, et qu’une réelle réflexion doit avoir lieu rapidement pour assurer une politique de santé publique efficace, et non une politique de court terme basée sur des intérêts politiques et des pressions corporatistes. Retirer les oeillères qui bornent cette vision politicienne est une urgence.  Dans une optique de recherche constructive de solutions, l’AGL a voté en juin une note expliquant une autre vision de la planification, tenant compte des besoins réels de la société (ce qui n’est pas le cas actuellement).

 

Ce concours s’inscrit dans une succession d’autres mesures (test d’orientation en BAC1 et session de janvier avec une éventuelle obligation d’allègement en cas d’échec) dont on peut sérieusement s’interroger sur l’exacte raison de leur existence. La triple sélection qu’elles instaurent sont des facteurs de stress et de fait, d’échec au cours de cette première année universitaire, en plus de la charge occasionnée par la réduction des études de médecine en 6 ans.

 

Ces fardeaux sont d’autant plus inacceptables qu’ils constituent des barrières sociales importantes : les différences de niveau entre établissements d’enseignement secondaire impactent, comme l’ont développé de nombreuses études, la réussite aux épreuves de janvier (qui  décident notamment de l’allègement ). De plus, s’ajoutent à ces différences accumulées pendant les 6 ans d’humanités, les difficultés dans le suivi des études : manque d’accès à des livres de référence dont les prix sont exorbitants, prix prohibitifs des cours particuliers etc. Comme c’est le cas en France, qui connaît également un concours en fin de première, nous craignons que cela provoque l’apparition de réseaux parallèles de cours et le passage quasi obligatoire par des écoles préparatoires, dont le coût non négligeable sera subi par les étudiants.

 

Au delà des inégalités sociales, ce concours instaurera un esprit malsain de compétition dans les auditoires : il y a plus de 1000 étudiants en médecine et médecine dentaire pour seulement, respectivement, 164 et 34 attestations. Par le passé, nous avons déjà constaté le recours à des pratiques déloyales, comme ces synthèses remplies délibérément d’erreur qui ont circulé. Ce climat de concurrence délétère n’est en rien propice à l’apprentissage de la déontologie et de la confraternité.

 

Rappelons enfin que ce concours s’inscrit dans un contexte avéré de pénurie ! Aussi paradoxal que cela puisse paraître, ce sont des étudiants qui ont les capacités de réussir qu’on fera échouer par une sélection injuste alors que dans le même temps, un manque alarmant de praticiens a été confirmé par les chiffres du cadastre actualisé, auquel s’ajoute un besoin croissant de soins médicaux dans notre pays, compte tenu du vieillissement de la population.

 

Jusqu’à quand cette histoire inqualifiable attaquera la pérennité de la qualité de notre système de soins de santé ? A l’heure où les numéros INAMI nécessaires pour les futures cohortes ne sont toujours pas débloqués par le fédéral, plane sur ce concours mis en place par le ministre Marcourt les mêmes craintes et situations injustes qui ont conduit, en 2008, a sa remise en cause devant les tribunaux. Combien de vocations brisées ? Combien de carrières prometteuses sabordées ? Que faudra-t-il encore que les étudiants supportent avant de remettre en cause un système non viable ? Nul ne le sait, seul l’avenir nous dira ce qu’il restera de notre passé.

 

En tous les cas, l’AGL continuera jusqu’au bout à défendre les étudiants en cours d’étude et leurs intérêts, ainsi qu’une vision démocratique et juste de l’enseignement supérieur et des soins de santé.

 

L’Assemblée Générale des étudiants de Louvain

L’Assemblée Générale des étudiants de Woluwe

INAMI : Suite et pas fin

Voici les quotas d’étudiants en médecine pour le concours en fin de BAC1 de l’année prochaine. Ceux-ci ne prennent pas encore en compte le lissage négatif, qui ne sera appliqué qu’à partir de l’année prochaine (il consiste à diminuer les quotas pour « rembourser » ce qui a été « accordé en trop » par le passé) :

  • UCL : 186
  • UNAMUR : 151
  • ULg : 143
  • ULB : 130
  • UMONS : 76

(Source : Le Soir)

L’AGL s’oppose depuis le début à ce concours, tout comme au numerus clausus appliqué depuis 1997. Selon nous, comme le soulignaient il y a quelques jours dans Le Soir une vingtaine d’anciens présidents de la FEF dans une carte blanche (Lien carte blanche), le problème se situe à la sortie, et une réelle réflexion doit avoir lieu pour assurer une politique de santé publique efficace, et pas une politique à court-terme basée sur des intérêts politiques et des pressions corporatistes.

« Comparé aux cohortes actuelles, 1 étudiant sur 5 ne pourrait pas poursuivre ses études » alarme Gabriel Lévy, président du BDE-médecine. Et ce sans le lissage négatif… Des étudiants qui ont les capacités de réussir et qu’on fera échouer par une sélection injuste et pour céder aux exigences du gouvernement Michel-De Block et de lobbys corporatistes (comme l’Absym). Des étudiants qu’on fera échouer alors que les chiffres ne cessent, semaine après semaine, de confirmer une pénurie alarmante en médecine générale mais aussi dans de nombreuses spécialités.

La sélection en médecine vétérinaire : Foire aux questions

Avant-propos

Ce document est un outil pédagogique rédigé par l’Assemblée Générale des Etudiants de Louvain (AGL) et destiné aux étudiants de Bachelier des quatre universités offrant une formation en médecine vétérinaire. Il vise à permettre aux étudiants de comprendre les tenants et aboutissants factuels du dossier, ainsi que les solutions que la Fédération des Etudiants Francophones (FEF), en concertation avec l’AGL (UCL), l’AGE (Unamur) et le BEA (ULB) proposent. L’ensemble des réponses ci-dessous se basent sur une série de documents, institutionnels ou autres.

Pour toutes propositions de modification/correction sur les faits, il vous est proposé d’envoyer un mail erratum en n’omettant pas de préciser vos sources. Cela nous permettra de les intégrer dans la FAQ, afin d’en accroitre sa qualité.

Ce document est également disponible en version pdf via ce lien.

Merci et bonne lecture !

Introduction et contexte

Pour obtenir le titre professionnel de Docteur en médecine vétérinaire, les étudiants doivent accomplir un parcours de formation d’une durée de six ans :

  • Trois années de programme de bachelier menant à l’obtention du titre de Bachelier en médecine vétérinaire.
  • Trois années de programme de master menant à l’obtention du titre de Master en médecine vétérinaire.

Si quatre universités francophones (ULB, UNamur, UCL, ULg) organisent un baccalauréat en médecine vétérinaire, seule l’ULg dispose des infrastructures nécessaires pour former les médecins vétérinaires en master. Pour achever la formation des VETE, il faut leur permettre de s’exercer dans une clinique vétérinaire universitaire (CVU).

Depuis un certain nombre d’années, la faculté de médecine vétérinaire (FMV) de Liège sort dans la presse pour témoigner d’un réel problème d’encadrement et d’infrastructures, et proposer une sélection pour la régler. Prenant acte de la situation alarmante, les autorités politiques, en concertation avec la FMV, ont décidé de débloquer 24 millions d’euros (18 millions d’euros d’argent public à quoi s’ajoutent 6 millions d’euros financés par le budget ordinaire de l’ULg) afin d’agrandir et rénover la clinique universitaire vétérinaire et ainsi répondre aux exigences de qualité de l’Association des établissements d’enseignement en vétérinaire (AEEEV).

Malgré le budget conséquent dégagé, les doyens et présidents d’école de médecine vétérinaire ont tenté ces dernières semaines de s’engouffrer dans la brèche ouverte par les négociations relatives à la mise en place d’un concours en fin de BAC1 en médecine et dentisterie (la saga des INAMI, un dossier complètement différent, puisqu’il n’y a pas de quotas INAMI en VT) pour demander un concours également en vétérinaires et de sucroît, sans consultation des étudiants ni des organes universitaires habilités à prendre ces positions.

Face à cela, les représentants étudiants se sont penchés sur le dossier, et dès la sortie des doyens dans la presse, ont réagi dans le sens inverse : ils ont mis en marche la démocratie étudiante et organisé des assemblées générales pour consulter les premiers concernés, les informer et leur permettre de se positionner. Ainsi les Assemblées Générales du 29 avril 2015 à l’UCL, du 30 avril 2015 à l’UNamur et la concertation étudiante organisée à l’ULB, se sont conclues par la même position : les étudiants de VETE des trois universités refusent massivement toute forme de sélection à l’entrée et demandent un refinancement de l’enseignement supérieur.

Le ministre Marcourt a quant à lui déclaré qu’il n’entrait pas dans ses intentions “d’instaurer un filtre à partir de la rentrée prochaine, mais [qu’il] envisag[eait] de rencontrer tous les acteurs et d’examiner avec eux la manière de garantir la qualité de la formation des médecins vétérinaires”.

La problématique en questions

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L'AGL rejoint le mouvement "Tout autre chose"

« Tout Autre Chose » est un mouvement citoyen qui est né en décembre 2014, il est le pendant francophone de « Hart Boven Hard » en Flandre. Le but de ce mouvement est de remettre en question les politiques d’austérité mises en place actuellement par la plupart des gouvernements européens et l’idée qu’il n’y aurait pas d’alternative à ces mesures. Tout Autre Chose se veut être un mouvement citoyen démocratique et participatif, l’idée est de rassembler tous les membres de la société civile (aussi bien le monde culturel, syndical et associatif que des citoyens interpellés) afin d’initier une réflexion commune sur les alternatives existantes et les actions de solidarité possibles.

C’est un mouvement politique mais bien a-partisan, sa logique de fonctionnement est horizontale et l’idée est de donner des outils pour permettre au citoyen de se réapproprier certaines questions politiques. Tout Autre Chose s’est doté de 12 balises qui constituent les valeurs communes au mouvement et de 10 horizons qui constituent les objectifs du mouvement.

Tout Autre Chose a été rejoint par de nombreux citoyens (plus de 10 000) et associations (dont la FEF qui inscrit sa campagne « Un tout Autre Enseignement » au cœur de cette dynamique). Les visions développées par Tout autre chose rejoignent celles votées par le Conseil AGL dans sa note «un refinancement public pour un enseignement démocratique et émancipateur». Des combats menés sont parallèles aux nôtres, puisqu’ils veulent remettre en question l’austérité comme horizon (les coupes budgétaires dans l’enseignement découlent de l’austérité qui l’étrangle), donner la possibilité aux citoyen-e-s d’être acteur-trice-s de la délibération publique et du changement politique (l’objet de l’AGL est aussi de susciter l’engagement, et celui de l’UCL de former des CRACS, citoyen-ne-s responsables, actif-ve-s, critiques et solidaires).

Biens communs par et pour tous

Peu à peu, la recherche du profit a envahi toutes les sphères de nos vies, jusqu’à instrumentaliser la nature et l’être humain… L’économie devrait être la gestion de notre environnement et des ressources au profit de notre bien-être commun. Repensons les bases de notre système économique pour permettre de considérer des richesses telles que la recherche, l’enseignement, la santé, la culture ou le sport comme des biens communs, des investissements à préserver, en vue de l’émancipation de toutes et tous.

Nous souhaitons entamer la lutte contre le tout-au-profit qui ronge nos sociétés et donner la priorité à une économie réelle, sociale, ancrée dans les communautés humaines, ouverte aux solidarités et à la coopération.

Justice fiscale

Travailleurs avec ou sans emplois, indépendants, entreprises, familles… Toutes et tous, nous devrions contribuer au bien-être collectif à travers les impôts, les taxes et les cotisations sociales. Comment se fait-il qu’une poignée d’entreprises ne participent pas à cet effort commun alors qu’elles bénéficient abondamment des services de l’État ? On estime l’évasion fiscale des 1000 plus grandes entreprises présentes en Belgique à 13 milliards d’euros ! Comment expliquer aux plus faibles d’entre nous qui voient leurs allocations rognées qu’on ne réclame aucun effort aux plus riches ?

Nous souhaitons la justice fiscale, qui passe par une lutte efficace contre l’évasion fiscale, une harmonisation européenne, un juste partage des efforts entre capital et travail et une incitation à des comportements plus respectueux de la planète.

Une place pour chaque génération

La cohésion d’une société se mesure à sa capacité à donner une place à chacun et chacun, quel que soit son âge. Cessons de considérer jeunes et vieux comme des coûts et investissons dans leur bien-être ! Faisons de l’accès de tous les enfants et les jeunes à l’enseignement, à la culture et au sport l’une de nos priorités. Garantissons un accueil de qualité pour les tout-petits. Les aînés ont une place dans notre société sur base d’autre chose que de leur force de travail. A l’heure où le partage du temps de travail est une nécessité, l’allongement des carrières à 67 ans est non seulement un leurre, mais aussi contre-productif.

Nous souhaitons réinvestir dans Tout Autre Chose : la rencontre, la culture, le contact humain… tout ce qui fait de nos vies une richesse plutôt qu’un coût.

Solidarité contre la pauvreté

Comment accepter que dans un pays aussi riche que la Belgique, une personne sur sept vive en situation de risque de pauvreté, voire une personne sur trois parmi les parents seuls avec enfants, dont la majorité sont des femmes ? Que la pauvreté des enfants ait doublé ces dernières années ? Comment concevoir que 1% de la population possède le quart de nos richesses? Les inégalités ne sont pas une fatalité. Et la recherche a montré combien elles coûtent cher : santé, insécurité, chômage sont autant de domaines qui coûtent plus cher dans les pays les plus inégalitaires. Eradiquer la pauvreté n’est pas la responsabilité des pauvres mais de toute la société. Cela aura bien sûr un coût, qu’on estime à 1,5 milliards d’euros. Ce coût ne représente pourtant que le quart des 6 milliards d’euros que nous payons chaque année en déduction d’intérêts notionnels. Des mesures existent, qui passent par l’augmentation des minima sociaux et la limitation des hauts revenus.

Nous souhaitons faire de l’éradication de la pauvreté une vraie priorité politique !

Un travail digne

Au cours des 50 dernières années, notre productivité a explosé. Si le nombre total d’heures de travail a diminué en Europe, ce travail est de plus en plus mal réparti. D’un côté, des travailleurs de plus en plus mis sous pression, des heures supplémentaires à n’en plus finir et, maladie de notre temps, la multiplication des burn-out, avec toutes les conséquences économiques, sociales et personnelles qui s’ensuivent. De l’autre, des temps partiels imposés et des chômeurs de longue durée, qui ne parviennent pas à s’insérer sur le marché du travail et doivent affronter la stigmatisation permanente. Et, pour les femmes, une infériorisation qui se maintient dans la durée : 43% de temps partiels et un écart salarial moyen de 15%. Face à ces défis, on voudrait nous faire croire que la chasse aux chômeurs est la solution la plus efficace. Mais depuis quand poursuivre les chômeurs crée-t-il des emplois ? Assurer un emploi digne à chacun et, dans le même temps, lui permettre d’exercer ses responsabilités familiales, de se consacrer à ses loisirs et de participer à la vie citoyenne ne représente pas qu’un coût. Une fois de plus, c’est un investissement dans le bien-être qui permettra de diminuer les dépenses de notre sécurité sociale !

Nous souhaitons repenser collectivement le temps de travail.

Un cadre de vie épanouissant

Plus que jamais, nos villes et nos villages se bigarrent. Des gens issus des quatre coins du monde habitent aujourd’hui en Belgique, quelle richesse ! Mais quelles chances ont-ils de se rencontrer ? Entre voiture, télévision et vastes centres commerciaux impersonnels, quels villes et villages construisons-nous aujourd’hui ? Nos villes sont désormais pensées pour attirer touristes et investisseurs plutôt que pour garantir le bien-être de leurs habitants ! Il nous faut réinventer les cadres de vie, pour garantir la transition écologique et énergétique. Pour permettre la rencontre. Pour garantir l’accès de toutes et tous aux services publics, aux commerces, à la nature… Pour donner accès à un logement digne à toutes et tous. Nous, citoyens, devons reprendre notre droit à la ville en nous réappropriant l’espace public. Tout autre chose est possible !

Valorisons notre diversité
!

Notre société est constituée d’un ensemble de nationalités, de langues, de religions et de personnes d’origines diverses. Pourtant, chacun est soi-même tout en étant pareil aux autres. Chacun, chacune est le produit de son histoire, de ses origines, de son statut d’homme ou de femme, de son orientation sexuelle… Chacun de nous a de multiples identités, et tous ensembles, nous avons la chance d’être super-divers !

Nous souhaitons une société sans xénophobie ni racisme, une société avec des droits égaux, quelles que soient l’origine, la couleur de peau, la religion ou l’affinité sexuelle, une société super-diverse où l’égalité est assurée mais les différences sont reconnues, où la distinction entre eux et nous n’aurait plus sa place.

Eco c’est logique !

C’est une évidence et pourtant nous faisons comme si de rien n’était : nous avons dépassé les limites de notre planète… Face à cela, nous entendons nos dirigeants à tous les niveaux de pouvoirs nous répondre que la priorité, c’est de relancer l’économie pour créer de l’emploi, et qu’on s’occupera ensuite de l’environnement. Et si c’était justement ce modèle économique, le problème ? Osons engager la transition écologique et sociale! Le profit des entreprises ne gagnerait-il pas à servir des finalités de service à la collectivité et aux citoyens ? À améliorer la vie de tous, à offrir plus d’emploi de qualité ? Changeons nos façons de produire et de consommer ! Favorisons les alternatives économiques. Des alternatives économiques existent déjà, coopératives citoyennes, associations… nous ambitionnons de les multiplier et d’assurer leur développement. Luttons réellement contre les monopoles de quelques grandes entreprises, en particulier dans le domaine de l’énergie ! Des dizaines de milliers d’emplois peuvent être créés rapidement rien que dans les domaines de la rénovation énergétique, des réseaux électriques intelligents, des énergies renouvelables et des transports publics.

Nous souhaitons remettre notre planète au cœur de nos préoccupations.

Citoyens sans frontières

« On ne peut pas accueillir tout la misère du monde ! » Une ritournelle tellement entendue qu’on en oublie de dire que ce que nous accueillons, c’est aussi sa richesse ! Ce ne sont pas les migrants mais la situation d’irrégularité dans laquelle ils sont enfermés qui favorise le dumping social. C’est pourquoi la régularisation des sans-papiers, la scolarisation et la non-discrimination face à l’emploi sont des enjeux fondamentaux pour toute la société. Cessons d’avoir peur de nous-mêmes ! Cessons de nous cacher derrière des murs assassins !

Nous souhaitons accueillir pleinement les migrants dans nos sociétés, tout en luttant contre toutes les causes de migrations forcées, dont une partie trouve son origine dans les pratiques de nos propres pays.

Osons la démocratie !

« Il n’y a pas d’alternative aux politiques actuelles. » La démocratie se limite-t-elle à élire des dirigeants tous les cinq ans pour constater que les politiques qu’ils mettent en œuvre varient de tonalité plutôt que d’orientation ? Avec des mesures telles que le Traité budgétaire européen, nos dirigeants se sont enfermés dans un carcan qui nous pousse vers l’abîme. Avec le projet de Traité transatlantique, ils risquent bien de fermer définitivement la porte aux alternatives. Nous disons non ! La démocratie nécessite le débat, dans la Cité et dans l’Entreprise. Elle a aussi besoin de créativité. Créons les conditions de ce débat, en mettant en place des espaces où les citoyens peuvent réellement discuter des orientations qui sont prises, en renforçant le dialogue social. Un cap doit être donné : créer une économie au service des citoyens, assurer la justice sociale et respecter les limites de la planète. A l’intérieur de ce cap, bien d’autres choses sont possibles.

Nous souhaitons sortir de la pensée unique et remettre la créativité et le débat au cœur de nos démocraties.

Développons la solidarité internationale !

À force de vouloir préserver son îlot de richesse au milieu d’un océan de pauvreté, à force d’avoir peur de son avenir, notre Europe n’est elle-pas en train de se couper du monde ? Cessons de nous recroqueviller sur nous-mêmes ! Posons-nous, dans chacune de nos décisions, la question de son impact sur ceux qui nous entourent, de près mais aussi de loin !

Assurons la solidarité internationale et mettons enfin en œuvre notre engagement à consacrer 0,7% de nos revenus aux pays en développement ! Mettons fin aux politiques commerciales qui détruisent nos emplois pour les remplacer par des travailleurs (et la plupart du temps des travailleuses…) aux conditions de vie indigne. Harmonisons par le haut les systèmes sociaux en Europe et créons les conditions d’une protection sociale universelle !

Nous souhaitons remettre la solidarité au cœur de nos politiques internationales, plutôt que les intérêts des quelques multinationales.

Garantissons nos droits et libertés fondamentaux !

Nous tenons à notre sécurité, mais celle-ci est trop souvent prétexte à des atteintes à nos libertés et droits fondamentaux. Nous voulons assurer les conditions de leur exercice effectif. Ces conditions sont avant tout politiques, économiques et sociales. Mais la garantie de nos droits et libertés repose aussi sur l’existence d’un appareil judiciaire indépendant – libre de toute pression -, efficace – délais raisonnables, décisions exécutées -, disposant de moyens suffisants et accessible à chacun et chacune. Elle doit s’appuyer sur une politique répressive qui traite avec la même sévérité la délinquance financière et les autres crimes et délits. Elle exige enfin une politique pénitentiaire respectueuse de la dignité humaine et orientée prioritairement vers la réinsertion sociale.

Nous souhaitons un système judiciaire indépendant et impartial, garant de nos droits et libertés fondamentaux.

NUMÉROS INAMI : Première victoire étudiante, le combat continue !

L’annonce faite par les doyens des facultés complètes de médecine le 3 octobre a fait l’effet d’un coup de tonnerre dans les auditoires. Seul un étudiant sur deux en dernière année de médecine et de dentisterie obtiendrait un numéro INAMI, l’indispensable sésame pour exercer la médecine curative. Sept années d’études pour rien, le résultat d’une politique de planification médicale menée à vue de nez au détriment des étudiants, des patients et de l’accès aux soins de santé.

Dès l’annonce de cette décision injuste, les étudiants se sont mobilisés pour obtenir ce à quoi ils avaient légitimement droit. En répondant à l’appel de la rue, ils ont réussi à mettre la question des numéros INAMI à l’avant plan médiatique et à l’agenda politique. Le 8 octobre, c’est plus de 5 000 étudiants qui défilent dans les rues de la capitale. Face à la faiblesse des réactions, le mouvement prend de l’ampleur. Le vendredi 24 octobre, réunis lors d’une AG, les étudiants de dernière année de l’UCL décident de rentrer en grève le lundi suivant. Ils seront suivis le vendredi 30 octobre par l’ensemble de la faculté de médecine et dentisterie de l’UCL ainsi que par les étudiants de dernière année de l’ULg et de l’ULB. Lors de ces journées, les étudiants envahissent les rues de la capitale, sensibilisent la population à l’absurdité de la situation : alors que la Belgique connait une pénurie de médecins, des quotas fixés à l’aveugle les empêchent d’exercer la profession à laquelle ils se préparent depuis 7 ans. Le soutien de la population est total. En quelques jours, c’est plus de 30 000 pétitions qui sont récoltées par les étudiants de l’UCL. Les actions ne se déroulent pas seulement sur les campus, les étudiants en stage mènent des actions dans les hôpitaux et sensibilisent les patients. D’autres actions sont mises en place pour maintenir la pression. Le 20 novembre, un mur de syllabus, représentant les efforts fournis par les étudiants, accueille les doyens lors de leur rencontre avec Maggie de Block. Début décembre, une action carte postale est lancée afin de maintenir la pression durant les fêtes.

Si aujourd’hui, chaque étudiant en cours de cursus est assuré d’obtenir un INAMI au terme de ses études, c’est en grande partie grâce à ces actions qui ont mis en avant la situation absurde et dramatique dans laquelle se trouvaient les étudiants de médecine. Si celle-ci ont pu connaitre le succès qu’on a pu constater, c’est grâce à un important travail de préparation d’étudiants et d’organisations qui ont accepté de se mettre au service de tous. Ces jours de lutte ont constitué une formidable aventure humaine qui marquera durablement les étudiants qui y ont pris part.

La fin de la prise en otage des étudiants en médecine ne doit pas nous faire oublier qu’il reste de nombreux débat à mener et qu’il appartient aux étudiants à les mettre à l’ordre du jour.

La mobilisation des étudiants a donc partiellement payé. Mais la solution promue par les politiques va-t-elle résoudre le problème? Malheureusement non.

Premièrement, l’accord trouvé entre Maggie de Block et Jean-Claude Marcourt ne donne aucune solution pour le financement des places de stage. En fin de MA4, les étudiants accèdent à leur spécialité et débutent leurs années de stage. Mais dans un contexte de sous-financement structurel, il est de plus en plus difficile d’assurer l’ouverture de places de stage pour tous les étudiants. La crainte est encore plus forte pour la double cohorte prévue en 2017-2018 : cette année, le nombre de numéros INAMI sera doublé, il faut donc trouver un financement pour assurer le double de places de stage. L’accord ne prévoit rien en ce sens.

L’accord trouvé (la permission pour les Doyens d’aller chercher dans la prochaine planification de quotas INAMI 2020-2028 les numéros nécessaires pour garantir à tout étudiant actuellement en cours de cursus l’obtention d’un numéro INAMI – le fameux «lissage négatif» – ; en échange d’une sélection drastique à l’entrée qui reste à déterminer) ne fournit ensuite pas de réponse structurelle à la planification et l’organisation des soins de santé, il ne fait en réalité que déporter le problème de quelques années. C’est le débat de la planification des études de médecine qui risque d’être refermé, alors que le contingentement actuel a déjà montré ses limites.

  • Un premier élément est que la limitation d’accès aux numéros INAMI durant les études, décidée en 1997, se basait sur l’argument que «l’offre crée la demande», c’est-à-dire qu’on estimerait que l’augmentation du nombre de médecins en activité augmenterait les dépenses en soins de santé. Cette hypothèse n’a jamais pu être prouvée scientifiquement ! On limite donc actuellement l’accès aux spécialisations et au métier, sans avoir aucune certitude des bienfaits de cette mesure pour la population. Au contraire : en 1997, notre système de soins de santé (à ce moment là non contingenté) était un des moins chers d’Europe…
  • Un second élément est que cette limitation à l’accès à la spécialisation (à la suite de l’enseignement) est décidée par le fédéral. Or, l’enseignement est une compétence communautaire. La Cour constitutionnelle n’a jamais eu à se poser la question de savoir si l’exercice par le fédéral d’une compétence communautaire ne violait pas la répartition des pouvoirs dans notre État fédéral…
  • Un troisième élément est que cette situation ne règle toujours pas le problème d’inégalité et de discrimination entre étudiants dans une université belge et médecins formés à l’étranger. Ces derniers reçoivent un numéro INAMI au moment de leur installation sur le marché du travail, c’est une formalité administrative pour eux, alors que pour nous, c’est une limitation basée sur des quotas. Cette discrimination resterait dans la solution prônée.
  • Un quatrième élément est que la planification centralisée (décidée au niveau fédéral, et pas répartie par zone géographique) ainsi organisée ne permet pas de réguler les disparités de pénurie locales, particulièrement pour les médecins généralistes. Le système actuellement en place ne permettra pas d’éviter que les régions les moins fournies en généralistes voient leur situation s’améliorer rapidement.
  • Un cinquième problème est que la limitation d’accès qui va être mise en place dès le début des études va demander qu’on planifie le nombre de quotas très longtemps à l’avance. Pour la médecine générale par exemple, on devra évaluer à l’avance quel sera l’état des besoins de la Belgique en médecins généralistes dans 9 ans. Or, les évolutions des besoins de la population sont très peu prévisibles à moyen terme :  les évolutions dans les technologies médicales, les évolutions plus larges dans la pratique médicale, les épidémies et les maladies nouvelles liées notamment à la dégradation de l’environnement et à l’augmentation du stress, la féminisation, les réductions de temps de prestation… sont des facteurs qu’on ne sait pas prévoir précisément à aussi long terme. Planifier aussi tôt à l’avance les besoins de la populati
    on, c’est jouer avec la santé de la population !

En dehors de ces éléments factuels, se pose un problème éthique, essentiellement dû à notre enseignement secondaire, le deuxième le plus inégalitaire de l’OCDE. La limitation à l’entrée de l’accès à la médecine pose problème à la fois socialement (de nombreux étudiants se verront barrer l’accès aux études de médecine simplement parce qu’issus de milieux défavorisés, ils n’ont pas bénéficié du capital social ou d’une assez bonne formation secondaire), et en plus, elle n’est pas prédictive (parmi eux, de nombreux étudiants auraient été capables de les réussir ; et les tests à l’entrée ne permettent pas de distinguer les qualités de futur bon médecin puisqu’ils seront nécessairement basés sur les compétences acquises par le passé).

Pourtant, d’autres solutions avaient été proposées. On peut citer notamment les prises de position du GBO, du MODES, de Santhea, des FMM et de la FEF proposant une planification alternative de l’offre médicale, organisée après la fin des études et des spécialisations et au moment de l’installation du praticien sur son lieu de travail. Malheureusement, aucun acteur politique parmi ceux formant les différentes majorités n’a actuellement daigné s’y attarder.

On l’a vu, la solution ouverte ici fournit enfin une solution à la prise d’otage des dernière années. Mais elle est aussi le signe d’un grand échec politique, celui de n’avoir pas pu sortir chacun de ses sensibilités propres et des réflexes corporatistes. La solution proposée est un abandon devant la force des lobbys de médecins, dont les intérêts convergent pour l’instant avec ceux de certains responsables académiques, que le sous-financement chronique de notre enseignement étrangle.

Dans le contexte actuel, il était urgent avant tout de trouver une porte de sortie. Nous ne pouvons qu’espérer que la fin de la prise d’otages sera avant tout la porte ouverte à un réel débat sur l’organisation des études de médecine et de l’offre médicale. Nos étudiants en ont besoin, leurs futurs patients encore plus.

Accord du gouvernement fédéral : retour de l'assemblée générale

Réunis lors d’une Assemblée générale convoquée par les représentants étudiants de l’AGL, les étudiants de l’UCL présents ont débattu de l’accord du gouvernement fédéral. Lors de sa réunion du 4 novembre, le Conseil, l’organe souverain de l’AGL, s’était engagé à l’unanimité à respecter les décisions prises lors cette AG.

Les étudiants présents ont décidé de réclamer :

  • Un refinancement des Communautés afin de permettre un refinancement de l’enseignement à la hauteur de ses besoins

De 2002 à 2012, le financement de l’enseignement supérieur par tête d’étudiant a chuté de 16% du fait d’un système de financement à enveloppe fermée et du sous-financement des Communautés. En découlent une diminution des possibilités d’encadrement des établissements et un enseignement dont la qualité et l’accessibilité baissent chaque année.
Lors de la dernière réforme de l’État, les Communautés ont reçu la compétence des allocations familiales, mais pas l’ensemble des moyens financiers qui vont avec. Elles sont encore plus exsangues…
L’accord gouvernemental ne prévoit pas de refinancement des Communautés.

  • Un numéro INAMI pour tous les étudiants en médecine

Alors que la pénurie est désormais objectivée par des chiffres, et qu’on annonce qu’elle va aller en s’aggravant de plus en plus, on refuse aux étudiants de pouvoir obtenir un numéro INAMI, sésame leur permettant de se spécialiser et exercer plus tard la médecine curative.
A moins de 15 jours de la date-butoir lors de laquelle ils doivent définitivement choisir leur spécialité, les étudiants de dernière année en médecine doivent préparer leur « mammouth », méga-examen reprenant la matière de leurs 4 années de master, dans une situation d’incertitude la plus totale, ayant en plus appris cette semaine une nouvelle modification de leur procédure de sélection. Et la tension n’est pas moins grande en dentisterie…
Les négociateurs savaient qu’une solution au problème devait être trouvée et que la N-VA était le parti le plus radical en la matière, mais n’ont rien inscrit dans l’accord de gouvernement.

  • Une intensification de la lutte contre la fraude et l’évitement fiscal ainsi qu’une véritable progressivité dans l’impôt des entreprises ; la diminution des charges sur les PME

La Belgique a un problème fiscal : la répartition de la source des moyens finançant nos services publics est inégale et repose très fortement sur le travail. Des mécanismes d’évitement fiscal sont prévus par notre législation qui permettent aux plus grandes entreprises de ne payer aucun impôt (tandis que les plus petites contribuent fortement) ; et la fraude fiscale est très élevée chez nous selon de nombreuses estimations.
L’accord gouvernemental ne prévoit pas de grosses corrections de ces problèmes, qui pourraient pourtant refinancer notre État et donc éviter les coupes austéritaires qu’on connaît aujourd’hui.

  • Une politique de développement durable ambitieuse

Les défis environnementaux qui nous attendent sont de taille, et l’Etat fédéral peut fortement y contribuer. Les mesures que le nouveau gouvernement prône notamment en matière nucléaire ou de transport public (voir ci-dessous) ne semblent pas y répondre.

  • Des emplois de qualité pour les jeunes, en opposition à l’idée de flexibilisation des jobs étudiants

L’accord gouvernemental parle de flexibiliser les jobs étudiants pour les rendre plus souples. Les possibilités de précarisation vont augmenter du fait de la diminution des règles de protection.
Il faut au contraire pouvoir garantir que les emplois pour les jeunes soient de qualité et permettent une bonne sécurité du travail.

 

Ils s’opposent également à :

  • la suppression de la politique scientifique fédérale

Le service public Belspo sera supprimé ; les pôles d’attraction interuniversitaires, programmes de collaboration interuniversitaires d’excellence et souvent bicommunautaires, définancés. De nombreux programmes de recherche seraient impactés également à l’UCL
La science ne connaît pas de frontières linguistiques et le financement de programmes de recherche à l’échelle nationale est un enjeu scientifique crucial.

  • la prolongation des centrales nucléaires

Pour assurer l’approvisionnement énergétique de notre pays, les deux plus vieilles centrales nucléaires (Doel 1 et Doel 2) verraient leur activité prolongée de 10 ans renouvelables.
Des événements assez récents ont montré le danger potentiel du recours massif au nucléaire et la possibilité de nos états de s’en désengager progressivement (l’Allemagne l’a fait). C’est dans ce sens que nous estimons que la politique énergétique devrait aller.

  • la facilitation des procédures pour l’extraction du gaz de schiste

Le gouvernement se propose de diversifier les sources d’approvisionnement en énergie et de faciliter les procédures d’utilisation d’énergie alternative. Parmi ces énergies «alternatives» se trouve le gaz de schiste, une source qu’il faut extraire avec des méthodes particulièrement polluantes.

  • la réduction du financement des services publics et plus particulièrement les transports publics et la culture

Pour atteindre un équilibre budgétaire, le gouvernement va définancer drastiquement de nombreux services publics. La SNCB perdrait 2,1 milliards d’euros (suppression de lignes, impacts sur les Go-pass…), des institutions culturelles fédérales seraient impactées, le budget de la santé serait diminué de 3 milliards…
Les pouvoirs publics rendent des services à la population, qu’il faut savoir financer mais qui sont essentiels pour notre bien-être et le bon développement de notre société.

  • l’augmentation du départ de l’âge à la retraite

L’âge maximal de départ à la retraite passerait progressivement de 65 à 67 ans pour financer les pensions.
Ça aurait un impact sur les jeunes (diminution du nombre d’emplois disponibles, ceux-ci étant gardés plus longtemps par des travailleurs âgés), mais aussi en termes sanitaires.
En Belgique, l’espérance de vie en bonne santé est de 65 ans en moyenne. Des personnes malades devraient donc travailler plus longtemps.

  • la limitation des allocations d’insertion pour les jeunes de plus de 25 ans

L’accord gouvernemental fédéral prévoit de passer de 30 à 25 ans l’âge maximum auquel on peut avoir droit à une allocation d’insertion, un revenu de remplacement prévu pour favoriser l’accès au premier travail des jeunes.
Vu qu’il faut un an de « stage d’attente » avant de pouvoir percevoir une allocation d’insertion, et qu’un jeune qui n’a pas pris de retard dans ses études les finit aux alentours de 22-23 ans pour le supérieur de type long ; des jeunes ayant connu des problèmes de parcours ou s’étant réorientés, ayant ainsi retardé la fin de leurs études d’au moins un an, démarreront leur stage d’attente à 24 ans et le termineront à 25. Ils se retrouveront donc sans aucune ressource de remplacement dans le cas où l’état du marché du travail ne leur aurait pas permis de trouver un empl
oi dans l’année.

 

L’AGL respectera sa parole et soutiendra ces positions. Comme demandé par les étudiants présents, elle participera aux actions du 8 et du 15 décembre. Des actions de sensibilisation seront entreprises afin d’informer les étudiants de l’UCL. L’AGL est fière d’avoir organisé une assemblée générale et de mettre en place des modes de décision participatifs, qui permettent l’implication du plus grand nombre.

Mobilisations dans le cadre journée internationale de l'étudiant

Ce lundi 17 novembre, dans toutes les villes de Belgique et de nombreux pays du monde entier, les étudiants se mobilisent pour un enseignement de qualité pour tous ! À l’UCL, nous aussi.


Pourquoi donc ?

Le ministre MARCOURT a annoncé à plusieurs reprises sa volonté de ne pas reconduire le gel du minerval, et veut même l’augmenter. Il souhaite également mettre un test d’auto-sélection à l’entrée de toutes les filières ainsi que couper dans les budgets alloués à l’enseignement supérieur. Et il ne propose pas de refinancement véritable de l’enseignement ou de budget pour résorber la pénurie de logement.

En Flandre, la situation est tout aussi critique puisque la ministre compte augmenter le minerval de 600 €. La FEF et la VVS se mobilisent donc contre ces projets.
L’AGL les rejointe et déplore le fait que Jean-Claude Martcourt enterre l’accessibilité de l’enseignement plutôt que l’améliorer. Nous allons donc défiler en mode « enterrement » dans les rues de LLN, ainsi que participer aux actions organisée à Mons et à Bruxelles.

Plutôt que le programme austère du ministre, revendiquons :

  • Le gel du minerval jusqu’en 2025
  • Le refus des tests d’auto-sélection à l’entrée
  • Le financement de la gratuité des supports de cours pour les boursiers

L’UCL aussi doit agir :

  • Il y a toujours une pénurie de logement, nous avons besoin de construire davantage de logements UCL, pour forcer l’amélioration de leur salubrité et la diminution de leur coût
  • Pour diminuer le coût d’une année d’étude, il est important que les livres de cours (bien chers) soient transformés en syllabus.

Débloquons l’accès à l’enseignement ! Ce 17 novembre, journée internationale des étudiants, faisons entendre notre voix dans tout le pays!

Infos pratiques :

Louvain-la-Neuve :
Rendez vous dès 12h45 Place Montesquieu (départ du cortège à 13h00)
Ramène tes plus beaux habits d’enterrement !
[Évènement facebook]

Mons :
Rendez vous à 12h au parking de la HE Condorcet
[Évènement facebook]

Bruxelles (Wolu et St-Gilles) :
Rendez-vous 14h30 Place Stéphanie

INAMI : Où en est-on ?

Des centaines d’étudiants en médecine et dentisterie risquent de ne pas recevoir un numéro INAMI cette année. Les représentants des étudiants ont pu rencontrer Maggie de Block, qui affirme que le cadastre de l’activité médicale doit encore être travaillé et “prendra du temps”.

Des extraits du futur cadastre démontrent pourtant que la pénurie de médecins généralistes va en s’aggravant.

La planification médicale instaurée par le numerus clausus en 1997 a déjà fermé l’accès à de nombreuses vocations et approfondi la pénurie. Les étudiants devront rester mobilisés pour débloquer l’accès aux INAMI et revoir le contingentement fédéral, une nécessité pour que nos soins de santé restent de qualité et accessibles à tous.

 

Le 3 octobre dernier, les doyens de médecine de l’ULg, l’ULB et l’UCL annonçaient que seuls 50 % des étudiants en médecine et 60% des étudiants en dentisterie recevraient un numéro INAMI cette année. Des milliers d’étudiants étaient partis en grève et descendus dans la rue pour dénoncer leur situation absurde : celle de ne pas pouvoir accéder à la fin de leur formation après 7 ans d’études, alors qu’une pénurie sévit actuellement partout en Belgique.

 

Les représentants des étudiants ont pu rencontrer Maggie de Block qui les a assurés de son engagement pour trouver une solution. Peu d’engagements concrets de la part de la ministre de la santé : le cadastre de l’activité médicale doit encore être travaillé et “prendra du temps”. Un résumé complet par Elias Boutaher (membre d’Action INAMI et de l’AGL) est disponible en cliquant ici.

 

Des extraits du cadastre de l’offre médicale circulent cependant depuis hier, ils mettent en avant de façon criante les prévisions d’aggravation drastique de la pénurie de médecins généralistes. D’ici 2037, à politique inchangée, le nombre de médecins généralistes exerçant effectivement devrait passer de 8460 équivalents temps-plein à 6063. Cette baisse de 28% de l’activité médicale pour les médecins généralistes aurait un impact énorme sur la qualité des soins de santé de première ligne, que l’on sait déjà mis à mal aujourd’hui : déjà à l’heure actuelle, dans plus d’une commune sur deux, on manque de généralistes. La pénurie se fait déjà ressentir aussi pour les médecins spécialistes puisqu’il faut désormais en moyenne plus de 30 jours avant de décrocher un rendez-vous chez un spécialiste.

 

La planification médicale instaurée par le numerus clausus en 1997 a déjà fermé l’accès à de nombreuses vocations. Le contingentement à la sortie, mal pensé, illogique et sans fondement scientifique, a créé et approfondi une pénurie de médecins qui met à mal notre système de soins de santé. Les étudiants devront rester mobilisés pour débloquer l’accès aux INAMI et revoir le contingentement fédéral, une nécessité pour rendre nos soins de santé de qualité et accessibles à tous.

Alle Samen – Tous ensemble contre la hausse des frais de scolarité

Ce jeudi 02/10, plus de 3000 étudiants flamands défilaient dans les rues de Bruxelles pour s’opposer à l’augmentation de leur minerval. Parmis eux, 200 étudiants francophones dont des étudiants de l’UCL venus marquer leur soutien. Des deux cotés de la frontière linguistique, alors que le coût des études reste un véritable problème, les projets de Geert Bourgeois (en Flandre) et de Jean-Claude Marcourt (en Communauté française) d’augmenter le minerval sont innacceptables.

 

En Communauté française, le minerval s’élève à 835€ et n’a plus augmenté depuis 2010. En effet, à partir de 2008, les étudiants sont descendus dans la rue à l’appel de la FEF et des conseils étudiants pour revendiquer une diminution du coût des études et l’application du pacte de New York. La principale revendication des étudiants demande que la Belgique respecte les engagements internationaux qu’elle a pris en 1983 en ratifiant le pacte de New York dont l’article 13 stipule que « L’enseignement supérieur doit être rendu accessible à tous en pleine égalité […] notamment par l’instauration progressive de la gratuité ». Le 28 avril 2009, plus de 5000 étudiants défilent dans les rues de Bruxelles pour réclamer du monde politique des actes courageux pour réduire les coûts directs et indirects des études.

 

D’après l’UCL, une année d’étude pour un étudiant kotteur coûte aujourd’hui près de 9000 €. Cette barrière empêche encore trop souvent des jeunes de s’inscrire dans l’enseignement supérieur et en oblige d’autres à travailler pour payer leurs études, ce qui a pour conséquence directe de diminuer leurs chances de réussite.

 

En se mobilisant, les étudiants réussissent à faire de leur revendication une priorité politique. La réduction du coût des études est inscrite comme un objectif dans la déclaration de politique communautaire. Le gouvernement promet de s’y atteler durant la législature.

 

En 2010, les étudiants maintiennent la pression sur Jean-Claude Marcourt, devenu ministre de l’enseignement supérieur. Des milliers d’étudiants défilent à plusieurs reprises dans les rues de la capitale pour que le Ministre traduise les intentions en actes. Le décret Wendy, du nom de cette étudiante imaginaire qui a du mal à payer ses études, est voté en juillet 2010. Bien qu’il ne soit pas parfait, ce décret constitue une avancée dans la démocratisation de l’enseignement supérieur.

 

Il instaure :

– Le gel du minerval pour tous

– La gratuité du minerval et des syllabus pour les étudiants boursiers

– La mise en ligne des supports de cours pour tous

 

Alors qu’aujourd’hui ce décret n’est appliqué que de manière partielle (à l’UCL, les boursiers ne reçoivent que 40 € par quadri pour leur syllabus alors qu’ils devraient être intégralement remboursés), le ministre Marcourt s’attaque aux acquis étudian
ts et souhaite remettre en question le gel du minerval. En effet, celui-ci ne figure pas dans la déclaration de politique communautaire. Marcourt communique en sens contraire en affirmant que le minerval n’augmentera pas après 2015. Mais tant qu’il n’aura pas acté de façon définitive le gel dans un décret, les frais d’inscription ne pourront qu’aller à la hausse.

Pire, sans gel du minerval, la tentation sera grande pour les partis politiques de tenter de financer l’enseignement en allant chercher dans la poche des étudiants. C’est ce qui est en train de se passer en Flandre, où le minerval n’est pas gelé. Les projets du gouvernement Geert Bourgeois (N-VA) sont d’augmenter les frais d’inscription de 600 à 1200 €, ce qui compromet l’accès aux études de milliers de jeunes Flamands ! Des étudiants de l’UCL était présents ce jeudi à la manifestation organisée par les étudiants flamands, pour les soutenir dans leur combat pour un enseignement accessible à tous.

Anticipations pour les BAC1 bisseurs : victoire de l’AGL et de la FEF

Suite à l’arrivée du nouveau décret Marcourt, l’UCL et les autres établissements ont été contraints de refuser aux BAC1 bisseurs la possibilité de demander des anticipations.
En cause, une interprétation très restrictive de l’article 100 du nouveau décret paysage, formulée par les commissaires délégués du gouvernement.
L’AGL a contesté cette interprétation anti-pédagogique, et qui ne prend pas en compte les nécessités de la transition entre les deux régimes d’organisation des études de cette année. Si on avait du appliquer cette règle, un étudiant n’ayant que deux ou trois cours à repasser cette année n’aurait pu en prendre aucun autre en plus. Une année aussi peu chargée, ce sont de plus grandes chances de décrocher et se décourager par manque d’encadrement !

Via la Fédération des étudiants francophones, un communiqué de presse a été lancé, et les étudiants ont fait pression sur le cabinet. Quelques jours après, une lettre du ministre tombait dans la boite aux lettres des établissements : les étudiants ont gagné, ils pourront demander à anticiper.

 

Voici les règles édictées par cette lettre  :

Pour les étudiants ayant réussi au moins 45 crédits : les étudiants peuvent anticiper des cours de la suite du premier cycle.

Pour les étudiants ayant réussi entre 30 et 45 crédits, les étudiants peuvent :

  • compléter leur cursus avec des activités de remédiation qui seront intégrées au programme d’études si l’étudiant y participe effectivement
  • demander au jury d’anticiper des cours sous forme de « cours isolés », pour lesquels l’étudiant ne devrait pas payer de frais supplémentaires. Le responsable de programme devra donc valider toute demande d’anticipation.

Pour les étudiants ayant réussi moins de 30 crédits : les étudiants ne peuvent ni anticiper ni s’inscrire à des cours isolés.

Les demandes d’anticipations se font auprès du responsable de votre année d’études. Dans certaines facultés, des formulaires spécifiques sont disponibles au secrétariat. De façon générale, adressez-vous à vos conseillers aux études pour connaître les démarches particulières et les personnes responsables.

 

L’Assemblée Générale des étudiants de Louvain sera attentive à ce que l’UCL permette bien les demandes d’anticipations. Nous resterons aussi vigilants face aux autres problèmes et enjeux apportés par la mise en application du décret Marcourt (frais d’inscription pour un étudiant en étalement, possibilité d’échelonner le paiement du minerval, politique des jurys dans l’attribution des crédits…) ; autant que face aux projets futurs du Ministre, récemment reconduit dans ses fonctions (dégel du minerval et hausse du coût des études, coût du logement, généralisation de tests d’entrée…).

Ces sujets t’intéressent ? Tu aimerais en savoir plus, et pourquoi pas aider? Contacte nous à cette adresse : agregoire[at]aglouvain.be

 

 

> En 2012 déjà, les étudiants se mobilisaient contre les problèmes engendrés par le projet de décret Marcourt. Le décret final contient encore de nombreux problèmes, même si la pression étudiante a permis d’améliorer déjà la situation.