Coup d'gueule: Transports en commun

Mais que diable allons-nous faire dans cette galère ?

« ‘Service public’, ça ne veut pas dire ‘au service du public’, ça veut dire ‘payé par le public’ ! » Cette réplique de l’humoriste Anne Roumanoff résume bien l’état déplorable de l’offre de transports en commun à Louvain-la-Neuve, et la véritable galère qui attend le navetteur au quotidien ou l’étudiant qui désire simplement rentrer chez lui pour le week-end…

Il est seize heures et nous sommes vendredi, sur les quais de la gare de Louvain-la-Neuve. Déjà quelques minutes avant le départ du train, il est inutile d’espérer trouver une place assise… Quant à embarquer debout sur la plate-forme à l’extrémité de la voiture, les plus hardis se risqueront à escalader les valises et leurs propriétaires entassés ! Le train est bondé, insuffisant, ridicule.

Rebelote le dimanche soir : les trains à destination de Louvain-la-Neuve sont de taille réduite (week-end oblige), mais le nombre d’étudiants, lui, n’a malheureusement pas chuté entre le vendredi et le dimanche… Nous passerons sous silence le manque de place pour les valises, même si celles-ci sont parfois de taille un peu disproportionnée.

Pour les navetteurs quotidiens, la situation n’est pas réjouissante non plus. Un exemple parmi d’autres : il est de notoriété publique que le train venant de Bruxelles et censé arriver à Louvain-la-Neuve vers 8H20 ne se pointe que trop rarement à l’heure. Ce qui conduit de nombreux étudiants à arriver en retard aux cours.

Est-il tellement compliqué de rajouter quelques voitures à l’heure de pointe ? Et de faire arriver les trains à l’heure ? Visiblement, oui ! Quant à demander de rajouter l’un ou l’autre train le vendredi et le dimanche soir, cela paraît utopique…

Du côté des bus, le tableau n’est guère plus brillant. Ceux-ci sont également trop rarement à l’heure, voire ne passent pas du tout, laissant le pauvre navetteur s’enrhumer à côté du poteau jaune. Certains matins, les chauffeurs sont obligés d’ignorer des arrêts, leur bus ressemblant plus à une boîte de sardines qu’à autre chose…

Enfin, les étudiants non-kotteurs désirant avoir une activité de soirée sur le site devront compter sur la solidarité de leurs amis pour les héberger. Ou envisager de rentrer avec le dernier train (qui va plus loin qu’Ottignies), c’est-à-dire vers 22H30. Voire avec le dernier bus. Vers 19H.

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