Édito

BIENVENUE, WELKOM…

Félicitations ! Tu viens de trouver ta première Savate… C’est un signe : tu es à LLN, tu es sans doute passé par le Welcome Day pour récupérer ton pack… Mais surtout : l’année académique vient de commencer.

Alors que certains se creusent la tête pour trouver des milliards et approfondir certaines convergences dont on nous promet qu’elles existent, d’autres reprennent leurs vies paisibles d’étudiants… Paisibles ? Ça reste à voir.

Toi qui vient de récupérer ton Welcome Pack, plein de beaux cadeaux (que l’AGL est gentille avec toi, quand même) ou que tu rende compte seulement maintenant que, comme chaque année, tu as oublié ce fichu Welcome Day, tu le sais : nos vies d’étudiant sont loin d’être tranquilles…

Quoi qu’il en soit, une nouvelle année académique commence, peut-être la dernière de la « petite » UCL ; peut-être pas — il est, en ces murs géométriques, des mystères politiques tout aussi passionnants que ceux qu’abritent les façades lézardées de la rue de la Loi.

Plutôt que de te faire un résumé du contenu de cette Savate (qui se trouve ci-contre), je voudrais te parler d’un tas de choses cruciales, futiles, académiques, culinaires, linguistiques, passionnantes, ennuyeuses, et bien plus encore. Mais triste est la position de ceux qui veulent écrire : où que l’on soit, quoi que l’on pense, on n’est jamais libre de dire ce que l’on veut.

Et pour plusieurs raisons. La première est que nous sommes limités aux mots, aux tournures de phrases que nous connaissons, et même à la langue que nous employons : il est des mots qui n’existent pas en français, des contraintes grammaticales qui nous handicapent.

Mais au delà de cette simple limite matérielle, il y a les règles morales ou judiciaires : on pensera bien entendu à la Chine, à l’Iran ; mais il y a pire que cela. Nous sommes tous, même en Europe, soumis à une loi bien plus implacable, intangible et immuable : le politiquement correct.

Oh ! L’idée n’est pas mienne, certes, mais ce contexte m’invite à te rappeler ce fait évident : on ne peut jamais écrire contre la pensée dominante, sous peine de se voir censuré, corrigé… Je ne veux pas ici te faire peur, ou te dresser un portrait en noir et noir de notre culture, loin de là. Mais je pense qu’à l’heure d’ouvrir un journal, un magazine, qui plus est à l’université, il est capital d’être critique, de scanner chaque information aux rayons R, bien que la raison soit démodée.

La critique, fondement de la démocratie, me semble d’autant plus indispensable en ces temps de trouble et de désinformation où l’on voudrait nous faire prendre un démantèlement pour une réorganisation, et de la démagogie pour de l’altruisme…

Sur ce, et puisque nous sommes à l’une des deux seules périodes de l’année où l’on peut le dire, j’en profite…

Bonne Année !

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