La FMV invoque l’argument d’un nombre trop élevé d’étudiants pour justifier une sélection. Qu’en est-il de cette pléthore ?

Il est vrai qu’à l’heure actuelle existe un contingent d‘étudiants très important par rapport aux infrastructures et à l’encadrement disponibles. Néanmoins, que l’on ne se trompe pas de débat : le problème n’est pas qu’il y ait trop d’étudiants pour les infrastructures, le problème fondamental qui se pose à Liège est le le manque de moyens (infrastructures, encadrement, animaux) pour former ce grand nombre d’étudiants dans de bonnes conditions.

Par rapport à l’évolution du nombre d’étudiants, le Steering Committee interuniversitaire rassemblant l’ULg, l’UCL, l’ULB et l’UNamur avait posé le constat d’un “problème de l’augmentation régulière de l’effectif des étudiants menant à court terme à une qualité insuffisante de la formation”.

Ces conclusions sont pour le moins étonnantes. En effet, elles se basent sur une supposée “évolution régulière de l’effectif étudiant”. Cette évolution est modélisée par le Steering Committee dans son rapport sur base de deux hypothèses :

  • Un taux de réussite stable pour chaque année.
  • Une augmentation constante des étudiants en BAC1 de 8% par an (soit l’évolution observée entre 2007 et 2011).

C’est précisément cette deuxième hypothèse qui pose problème. Elle sous-entend en effet qu’il y aurait une tendance à une évolution exponentielle de la population étudiante, là où il semblerait plutôt que cette population ait tendance à se stabiliser, ou du moins à croître de moins en moins rapidement. Nous avons écrit un document détaillant ce point : il est disponible en cliquant ici.

En conclusion, ces estimations prédites par les doyens sont irréalistes. Il est difficile de fonder son argumentation sur une évolution exponentielle du nombre d’étudiants sans buter sur la réalité des chiffres et de l’évolution démographique, qui tendent au contraire vers une stabilisation.

Si un problème de moyens est criant, des solutions existent et peuvent être mises en place tout en préservant l’accessibilité de notre éducation. Par exemple, 24 millions d’euros seront débloqués pour construire une nouvelle clinique et un centre structurel interdisciplinaire de recherche (voir ci-dessous).

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