La sélection en médecine vétérinaire : Foire aux questions

Avant-propos

Ce document est un outil pédagogique rédigé par l’Assemblée Générale des Etudiants de Louvain (AGL) et destiné aux étudiants de Bachelier des quatre universités offrant une formation en médecine vétérinaire. Il vise à permettre aux étudiants de comprendre les tenants et aboutissants factuels du dossier, ainsi que les solutions que la Fédération des Etudiants Francophones (FEF), en concertation avec l’AGL (UCL), l’AGE (Unamur) et le BEA (ULB) proposent. L’ensemble des réponses ci-dessous se basent sur une série de documents, institutionnels ou autres.

Pour toutes propositions de modification/correction sur les faits, il vous est proposé d’envoyer un mail erratum en n’omettant pas de préciser vos sources. Cela nous permettra de les intégrer dans la FAQ, afin d’en accroitre sa qualité.

Ce document est également disponible en version pdf via ce lien.

Merci et bonne lecture !

Introduction et contexte

Pour obtenir le titre professionnel de Docteur en médecine vétérinaire, les étudiants doivent accomplir un parcours de formation d’une durée de six ans :

  • Trois années de programme de bachelier menant à l’obtention du titre de Bachelier en médecine vétérinaire.
  • Trois années de programme de master menant à l’obtention du titre de Master en médecine vétérinaire.

Si quatre universités francophones (ULB, UNamur, UCL, ULg) organisent un baccalauréat en médecine vétérinaire, seule l’ULg dispose des infrastructures nécessaires pour former les médecins vétérinaires en master. Pour achever la formation des VETE, il faut leur permettre de s’exercer dans une clinique vétérinaire universitaire (CVU).

Depuis un certain nombre d’années, la faculté de médecine vétérinaire (FMV) de Liège sort dans la presse pour témoigner d’un réel problème d’encadrement et d’infrastructures, et proposer une sélection pour la régler. Prenant acte de la situation alarmante, les autorités politiques, en concertation avec la FMV, ont décidé de débloquer 24 millions d’euros (18 millions d’euros d’argent public à quoi s’ajoutent 6 millions d’euros financés par le budget ordinaire de l’ULg) afin d’agrandir et rénover la clinique universitaire vétérinaire et ainsi répondre aux exigences de qualité de l’Association des établissements d’enseignement en vétérinaire (AEEEV).

Malgré le budget conséquent dégagé, les doyens et présidents d’école de médecine vétérinaire ont tenté ces dernières semaines de s’engouffrer dans la brèche ouverte par les négociations relatives à la mise en place d’un concours en fin de BAC1 en médecine et dentisterie (la saga des INAMI, un dossier complètement différent, puisqu’il n’y a pas de quotas INAMI en VT) pour demander un concours également en vétérinaires et de sucroît, sans consultation des étudiants ni des organes universitaires habilités à prendre ces positions.

Face à cela, les représentants étudiants se sont penchés sur le dossier, et dès la sortie des doyens dans la presse, ont réagi dans le sens inverse : ils ont mis en marche la démocratie étudiante et organisé des assemblées générales pour consulter les premiers concernés, les informer et leur permettre de se positionner. Ainsi les Assemblées Générales du 29 avril 2015 à l’UCL, du 30 avril 2015 à l’UNamur et la concertation étudiante organisée à l’ULB, se sont conclues par la même position : les étudiants de VETE des trois universités refusent massivement toute forme de sélection à l’entrée et demandent un refinancement de l’enseignement supérieur.

Le ministre Marcourt a quant à lui déclaré qu’il n’entrait pas dans ses intentions “d’instaurer un filtre à partir de la rentrée prochaine, mais [qu’il] envisag[eait] de rencontrer tous les acteurs et d’examiner avec eux la manière de garantir la qualité de la formation des médecins vétérinaires”.

La problématique en questions

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