Dans le vif: L'AGL sur tous les plans

C’est la rentrée pour tout le monde. Avant de se lancer… dans le vif du sujet, retour sur un communiqué de presse de l’UCL fin juin, et sur l’évolution du dossier des sans-papiers pendant les vacances.

Do you speak English fluently?

« Yes, of course! » – te répondrait n’importe quel étudiant UCL ! Le 18 juin, l’UCL a organisé une conférence de presse en grandes pompes : elle venait d’obtenir les résultats d’une évaluation externe sur le niveau d’anglais de ses étudiants. Comparant les résultats obtenus à un test d’anglais réalisé en début de première bac à ceux obtenus fin de troisième, la conclusion suivante a été avancéei : les étudiants se seraient fortement améliorés grâce aux cours de langue de l’ILV. Sans vouloir remettre en cause la qualité de cet enseignement, il n’était pas selon nous correct de présenter cette évaluation sans souligner la faiblesse de l’échantillonnagei : les étudiants évalués étaient tous volontaires parmi ceux tirés au sort. Comme le sait tout diplômé universitaire, l’échantillon est dans ce cas biaisé. Prétendre que 97% des étudiants de l’UCL ont atteint le niveau indépendant (B2) en fin de troisième bac et que parmi ceux-ci, 78% peuvent être qualifiés d’utilisateurs expérimentés (C1 et C2), est une généralisation un brin abusive : il suffit à n’importe quel étudiant bachelier d’observer
son auditoire pour qu’il se rende compte du leurre. Espérons que l’UCL soit plus critique par rapport aux résultats de ce type d’évaluation dans les années à venir…

Les sans papiers : happy end

Pour les nouveaux lecteurs de La Savate, petit rappel : l’UCL avait accepté en janvier 2009 l’occupation d’un local par des sans papiers. L’objectif était de faire pression sur les politiciens belges pour l’application d’une circulaire de régularisation. Après des mois de mobilisation, le résultat est là : le 19 juillet,
le gouvernement a trouvé un accord et redéfini les critères de régularisation. Les sans papiers de Louvain-la-Neuve avaient déjà obtenu un titre de séjour provisoire quelques semaines plus tôt ; leur grève de la faim s’était alors arrêtée. Nous espérons que les nouveaux critères adoptés par le gouvernement leur donneront plus de chances de pouvoir rester en Belgique. Ce 31 août, les occupants ont remis symboliquement les clés de l’occupation aux autorités de l’UCL. L’aventure est terminée… L’AGL tient à remercier chaleureusement le Comité de soutien des sans papiers, qui a réalisé de remarquables démarches pour débloquer la situation, et a aidé chacun des sans papiers à construire sa vie en dehors de l’occupation.

Rentrée académique : nouveau recteur, nouveau style?

Depuis le 1er septembre, l’UCL a un nouveau recteur : Bruno Delvaux. Qu’est-ce que cela va changer concrètement dans ta vie d’étudiant ? Probablement peu de choses. Mais pour les conseillers AGL qui te représentent, cela peut faire une différence. Le Conseil académique – là où sont votées les lignes directrices de la politique d’enseignement à l’UCL – est présidé par le recteur. Et sous la Présidence de Bernard Coulie – ancien recteur –, on ne peut pas dire que la délégation étudiante se soit sentie entendue. Comment va-t-on défendre tes intérêts au sein de ce Conseil ? Si tu suis cette rubrique dans chaque Savate, tu le découvriras très certainement !

Le mot du président

Clôturons l’actualité en beauté : ce 21 septembre avait lieu la séance d’ouverture de l’année académique à l’Aula Magna. Comme le Président de l’AGL a traditionnellement l’occasion d’y prononcer un discours, nous t’en résumons ici les grandes lignes. L’accessibilité et le financement de l’enseignement universitaire constituaient le fil rouge de l’allocution de l’AGL. Nous nous sommes toujours opposés, ces dernières années, aux coupes budgétaires sévères dont le budget social de l’UCL a souffert. En 2008-2009, nous avons soutenu la campagne Respact pour la diminution du coût des études, mettant l’accent sur l’importance d’un enseignement supérieur accessible à tous. Le contexte actuel n’aide pas : la crise économique entraîne une réduction des dépenses. Mais elle peut également constituer une formidable opportunité : celle de se rendre compte de l’intérêt d’investir dans le domaine le plus important pour notre avenir, à savoir la formation! En tant qu’étudiants, nous rêvons d’un enseignement de qualité. Ce denier est souvent tributaire des moyens qui y sont attribués. Il arrive souvent que les professeurs pallient à cette absence de moyens, nous enseignant leur savoir avec passion ! Nous serons toujours à leurs côtés dans la recherche de cet enseignement toujours plus excellent, et nous l’espérons, mieux financé…

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