Le séjour des étudiants internationaux

L’UCL accueille de nombreux étudiants étrangers. Si les conditions d’études que les étudiants belges ou assimilés vivent sont décriées tant par les instances de représentation communautaires (FEF et UNECOF) que locales (dont l’AGL), il faut rappeler que les étudiants étrangers voient, pour une partie d’entre eux, leur minerval majoré et ne peuvent pas toujours bénéficier d’aides sociales .

Trois moments forts doivent retenir l’attention à cet égard; l’accueil, le moment du départ et le retour au pays.

L’accueil

L’accueil des étudiants d’échange, dès l’aéroport, par des étudiants autochtones qui étudient dans la même faculté est un élément essentiel qui facilite la vie de ces étudiants. Cela leur permet de connaître une personne à laquelle ils pourront poser toutes les questions qu’ils auront les premiers jours après leur arrivée, questions qui concernent aussi bien la vie sur le campus que le choix des cours. Il est aussi agréable pour un étudiant un peu « perdu » d’avoir quelqu’un qui l’aide à trouver un kot et à accomplir toutes les démarches administratives, notamment car certains ne parlent pas encore bien le français. Enfin, cela permet également aux étudiants d’échange de rencontrer des étudiants belges, qui leur feront découvrir la richesse de la vie étudiante à l’UCL. Nous voyons également dans un bon accueil des étudiants d’échange un facteur important favorisant l’attractivité de l’UCL à l’étranger. C’est en effet cette image que les étudiants d’échange rapporteront chez eux, influençant le choix de leurs successeurs potentiels. Trois éléments doivent faire l’objet d’une plus grande attention:

  • le logement

  • les cours en français

  • le choix des cours

  • la distance entre les facultés et les services de l’administration centrale, trop peu connus.


Accueil CGEE-Placet

L’arrivée dans un nouveau pays est souvent vécue comme une épreuve éprouvante aussi bien physiquement (fatigue du voyage, changement de climat et de lumière, nourriture inhabituelle, …) que psychologiquement (usage de la langue, éloignement du pays, solitude, peur de l’inconnu, ….)

Depuis plusieurs années, la CGEE et le Centre Placet sont soucieux d’offrir aux étudiants étrangers, un accueil de qualité. Conscients que nous sommes pour les nouveaux arrivés les premières personnes rencontrées avec lesquelles un premier dialogue s’instaure, nous nous mobilisons tout particulièrement pour les entourer, les rassurer et répondre aux nombreuses questions qui les préoccupent. Ce premier contact est évidemment primordial puisqu’il est le garant d’une relation future de confiance.

La CGEE et le Centre Placet, avec le soutien du Service d’Aide de l’UCL, combinent leurs efforts et moyens pour organiser et assurer l’accueil « en première ligne » de tous les étudiants étrangers de l’université.

Les objectifs spécifiques définis pour cette action sont les suivants :

  • Offrir un lieu de rassemblement visible où chaque nouvel étudiant étranger trouve un accueil convivial, des informations sur les personnes et les services de l’UCL qui pourront le renseigner sur les modalités d’inscription académique, la vie sur le site, les possibilités de logement, les orientations possibles au niveau des études, le service social;

  • Offrir aux étudiants boursiers et aux étudiants qui le demandent un accompagnement dans les démarches administratives obligatoires et incontournables qu’il s’agisse de l’inscription académique ou de l’inscription aux registres de la commune et aux services mutuels;

  • Informer des possibilités de logement sur le site;

  • Informer les familles des possibilités de scolarisation des enfants;
  • Promouvoir l’existence des associations qui représentent les étudiants étrangers et les encourager à s’impliquer dans les différents projets et activités menés durant l’année académique

 

Cette opération ne peut aboutir qu’avec le soutien et la collaboration de tous les partenaires concernés par l’accueil des étudiants étrangers, raison pour laquelle nous avons réuni les partenaires suivants : l’Administration des Relations Internationales (ADRI), le Secrétariat des étudiants (ETU), le Service logement (LOGE) et Inforville.

 

Les préoccupations et difficultés de l’étudiant « sur le départ ».

Le départ provoque presque toujours de la joie et de la crainte. Il y a le stress du retour vers un emploi, souvent incertain, dans un contexte d’insécurité et de tension, mais aussi la joie de retrouver la famille et « son » pays.

Parmi les principales préoccupations de l’étudiant en partance, on relève :

  • le logement de fin de séjour (souvent la date de départ ne correspond pas à la date de fin de contrat de location) ;

  • le budget de fin de séjour (souvent la bourse est suspendue avant le départ).

  • l’emploi après le départ (où, quand…) ;

  • le petit pécule de réinsertion ;

  • le voyage et le transport des bagages, y compris la documentation et le matériel professionnel. L’étudiant a très souvent des problèmes de stockage de ses bagages et des problèmes de ressources insuffisantes pour les frais d’expédition;

  • l’obtention, si possible avant le départ, du diplôme ou d’un certificat légalisé à l’ambassade du pays d’origine. Dans l’agitation du départ, ce point est parfois oublié ou mal pris en compte, ce qui entraîne des graves difficultés par la suite ;

  • la clôture des comptes en banque, du contrat de location (état des lieux); la vente ou le don de ce qui n’est pas emporté ; les formalités de finalisation scolaire scolaires pour les enfants scolarisés;

  • les modalités de maintien de contacts ; les rendez-vous de remerciements et d’adieux.
  • Pistes pour une meilleure fin de séjour et le renforcement du réseau Alumni Sud.

 

En matière de logement, les concepteurs de ces quelques notes suggèrent :

  • la possibilité, soit, comme c’est déjà parfois le cas, de rester dans le logement loué la dernière année ; soit d’avoir accès un logement de transit convenable pour le même loyer ;

  • la possibilité d’avoir accès gratuitement à une consigne sécurisée pour un volume normal de bagages à déterminer, et moyennement payement, pour un volume supérieur ;

  • un appui technique et, éventuellement, financier à la remise en état du logement quitté.

En matière de ressources financières, nous suggérons :

  • la réévaluation de la politique d’aide, dite de « finalisation des études », du Service d’Aide;

  • la mise en place, par ADRI, d’une plate-forme interuniversitaire d’appui à la fin de séjour et au retour par les différents organismes boursiers, avec, par exemple, une demande à la DGCD du maintien et du renforcement des moyens du programme « aide au retour » du CNA-NKO.

L’objectif serait de garantir au diplômé du Sud rentrant au pays, outre ses frais de ticket de retour, le financement du transport de sa documentation et du matériel professionnel ou assimilé (ordinateur…). En ce qui concerne l’obtention de ce matériel, des conventions pourraient être passées avec certaines ONG (Oxfam…), les services équipements académiques de l’UCL et d’autres institutions.

En matière administrative, nous demandons que des instructions impératives soient données aux administrations UCL concernées pour que l’étudiant dispose de son diplôme ou du certificat correspondant, en temps utile, pour que les démarches indispensables à leur validation par la Communauté Française et l’ ambassade du pays d’origine, soient faites avant son départ.

En ce qui concerne l’entrée dans le réseau Alumni, nous suggérons que l’ADCP, via les secrétariats de Faculté, informe chaque étudiant sur le point d’être diplômé, de son accueil dans le réseau Alumni sud. Une documentation et un formulaire de confirmation d’inscription, à remplir avant le départ, lui seront remis. Parmi les différentes informations (adresses, etc.) demandées à l’étudiant, il y aurait les coordonnées d’un correspondant en Belgique (promoteur de thèse, collègue de labo., diplômé UCL belge ou résident en Belgique…). La participation du diplômé étranger au réseau alumni serait gratuite les 3 premières années et, par la suite, serait proposée pour une cotisation adaptée aux salaires des pays du Sud.

Quelques suggestions pour démarrer :

  • rédaction d’un Vade Mecum du départ (ADCP-ADRI-ADAE, Associations E.E.) ;

  • constitution d’une banque d’adresses d’anciens sur base d’un appel d’ADCP au personnel « sudophile » (académique et PATO) ;

  • constitution d’un groupe de travail Alumni-Sud avec une composante interne (ADCP, ADRI, ADAE), et externe (LDVP, CGEE, Placet, AUL, Carrefour) avec la possibilité d’une extension de bénévoles (UDEA…).

Add a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

four × 5 =