Les étudiants expriment leur ras-le-bol face à une commune de plus en plus répressive

Louvain-la-Neuve, 16 décembre 2010

Du chemin a été fait dans le dialogue entre la commune d’Ottignies-Louvain-la-Neuve (OLLN) et les étudiants de l’UCL ces dernières années. La nécessité de prendre en compte la spécificité universitaire de cette ville a amené à la création de multiples espaces de dialogue entre les autorités, la police, la ville, les habitants et l’animation : La pentapartite, le KERN etc. Un ensemble de lieux de dialogue où chacun pouvait exprimer ses difficultés, ses besoins en tant qu’acteur de terrain privilégié pour rejoindre, au fil du temps, un réseau de partenaires.

Pourtant, depuis le début de l’année académique, la ville d’OLLN ne cesse de fragiliser la dynamique de concertation en attaquant la gestion de l’animation par voie de presse. Les étudiants n’ont pas failli et ont pris acte de ce qui leur était reproché. Ainsi un ensemble de chantiers entamés durant le premier quadrimestre déboucheront sur des améliorations concrètes pour le début de l’année prochaine. Nous en voulons pour exemple : les premiers résultats du Conseil de l’Animation, la révision en cours de la Charte « Aune », la révision de la charte « Baptême », la 3ème salle d’animation dont les étudiants ont accepté d’assurer la gestion alors qu’ils n’étaient pas demandeurs. Bref, les étudiants s’organisent et organisent leur animation car ils se considèrent comme des partenaires privilégiés puisqu’ils sont le premier relais sur le terrain.

Ce qui était vu de part et d’autre comme un rapport équilibré vient de basculer avec la publication d’informations alarmistes relatives à l’animation étudiante. Cette stratégie est, aux yeux des étudiants, contre-productive : fragiliser l’animation organisée ne peut que mener au déplacement des problèmes liés à l’animation dans les espaces privés, les rendant tout à fait hors de contrôle.

Si cette attitude peut rassurer l’opinion publique au travers d’images d’autorités répressives et « fortes », la réalité du terrain en est très éloignée. La ville fait de l’animation le bouc-émissaire de la surconsommation d’alcool alors que les acteurs qui la portent sont les premiers à pouvoir et vouloir travailler concrètement sur ces problématiques. Gardons également à l’esprit le choix déplorable de la ville d’attendre la veille des examens pour détourner l’attention les étudiants.

Nous dénonçons cette attitude qui nuit gravement à la collaboration mise en place jusque-là et qui nous pousse, en tant qu’acteurs de l’animation, à nous dégager de la responsabilité qui nous incombait en matière d’animation. Des décisions prises de façon unilatérale aboutissent à une rupture de confiance.

 

Contacts presse:

  • Nicolas Carlier, Président GCL + 32 498 74 85 37 | nicolas.carlier.88@gmail.com
  • Martin Raucent, Président Organe +32 473 38 54 42 | m_raucent@hotmail.com
  • Aurélien Hachez, Président AGL + 32 491 07 47 37 | president@aglouvain.be
  • Xavier Girard, Président Fédé +32 498 13 78 67 | xav_girard@hotmail.com

Add a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *

five × five =