Les problèmes ne sont pas que financiers

La première raison pour laquelle les DAF veulent limiter l’offre de mineures sont les problèmes pratiques et administratifs liés à leur gestion, dont les étudiants sont les premières victimes. En caricaturant un peu, le système des mineures est ouvert de façon maximaliste: n’importe qui peut suivre n’importe quelle mineure. Il en résulte toute une série de conflits horaires, de problème d’organisation des examens, de problèmes de suivi des étudiants, etc. En effet, si vous avez un cours avec des étudiants venant de 10 facultés différentes, il y a toujours une partie de l’auditoire qui est dans l’impossibilité de suivre le cours ou l’examen, puisqu’il est impossible d’organiser tous les horaires de toutes les facultés convenant simultanément à tous les étudiants. On a donc un système où tout le monde peut tout faire… en théorie, mais pas en pratique. Les universités sont peut-être sous-financées, mais plus de financement n’arrangerait pas nécessairement ce problème: la limite, ce sont les possibilités des étudiants, pas le nombre de profs ou assistants. Plus de prof permettrait de dédoubler l’un ou l’autre cours, réduisant peut-être le problème, mais ne le supprimant certainement pas: on ne peut organiser un cours par étudiant!

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