Moyens budgétaires pour l'enseignement = ?

O’Malay, qu’entedez-vous par « L’AGL rejoint là dessus les Doyens ESPO, DRT et PSP dans leur demande de davantage de moyens pour l’enseignement. »? Vous semblez opposer le financement de l’enseignement aux autres missions (la recherche, le service à la société). Or, il est compliqué d’opposer l’enseignement au reste. Qu’est-ce qui coûte cher, dans l’enseignement? Le personnel. Qui n’est pas sur un budget « enseignement » (le personnel, au moins académique et scientifique, participe aux trois missions de l’université). La question n’est donc pas de savoir s’il faut plus du budget « pour l’enseignement ». La question, c’est que l’UCL manque clairement de personnel, notamment académique et scientifique définitif (diminution forte depuis 20 ans et précarisation): on ne fait bas un bon enseignement (et encore moins une bonne recherche) avec des gens précarisés qui sont payés pour quelques heures. Il faut des profs en suffisance, « à demeure ». Je soutiendrais l’AGL si au lieu de sans cesse opposer l’enseignement au reste, elle parvenait à développer une vision cohérente de l’université, et pas plaider de dévaliser Pierre pour habiller Paul. Tant que l’AGL contribuera au jeu des doyens (qui mènent leur guéguerre contre les instituts qu’ils voient comme concurrents à leur pouvoir) consistant à opposer l’enseignement au reste, le seul résultat tangible sera une dégradation de la recherche (déjà largement dépouillée de moyens en sciences humaines), sans amélioration de l’enseignement car ce n’est pas avec des budgets de fonctionnement qu’on fait de l’enseignement, mais avec des personnes. Non seulement opposer l’enseignement au reste ne sert à rien du point de vue étudiant, mais en plus cela risque à terme de dégrader la qualité de l’enseignement: une université dont on limite les moyens de recherche n’est plus qu’une Haute Ecole sans valeur ajoutée réelle…

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