Ne risque-t-on pas d’avoir du mal dans l’évolution de notre carrière, dans notre mobilité à l’étranger, si notre formation est sous-évaluée par l’AEEEV ?

L’AEEEV délivre un agrément, un “label de qualité”, aux établissements de médecine vétérinaire qui respectent un certain nombre de critères édictés par cette association privée, qui sont différents de ceux de la directive européenne 2005/36/CE, en charge de la reconnaissance européenne des diplômes. Puisque l’AEEEV n’est pas un organisme officiel, sa décision de labelliser une université ou non n’a juridiquement aucun impact sur la validité du diplôme dans l’Union européenne et ne semble n’avoir pas d’impact dans la vie professionnelle d’un vétérinaire.

Au delà de ça, se pose la question de l’influence d’associations corporatives sur l’enseignement supérieur dans les Etats membres. Doit-on désormais craindre que l’organisation de notre enseignement et son financement déjà limité soient dictés par les exigences d’acteurs privés qui poursuivent leurs intérêts propres, au détriment de l’intérêt général d’une société qui gagne à ce qu’un maximum de ses membres soient instruits ?

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