Panorama : Bande de Sino-Belges

Il paraitrait, d’après un certain Robert (qu’on affuble souvent de l’adjectif « petit »…quolibet dû à sa petite taille), que la culture est un ensemble de connaissances acquises qui permettent à chacun d’être…de meilleurs êtres humains tout simplement, si si ! (c’est beau). Une certitude : avoir les mains vertes, c’est cultiver le jardin de ses références. Même la personne la moins « cultivée » du monde, inconsciemment, respire la culture. Elle est omniprésente, elle fait partie de nous et de notre quotidien. En tant que belge, la bande-dessinée s’impose comme le vecteur culturel majeur…et soyons en fiers, « mille millions de milles sabords ».

 

La bande-dessinée Belge aurait réellement débuté en 1929 avec Hergé et Tintin (oui, nous parlerons du musée ! Pas d’inquiétude). Depuis, elle a acquis ses lettres de noblesse grâce notamment à : Spirou, Lucky Luke, Boule et Bill, les Schtroumpfs, Largo Winch… La liste pourrait s’allonger indéfiniment (j’exagère mais presque !). La BD est un patrimoine culturel primordial en ce qu’il est fondateur à part-entière de notre identité belge, nous structurant en tant que citoyens.

 

Depuis toujours, la Belgique a cherché à se différencier et à se valoriser vis-à-vis de ses voisins français. Ainsi, pour contrebalancer l’esprit rigoureux et (osons le dire) un peu sérieux et blasé des Français, des perles identitaires belges virent le jour : Gaston Lagaffe, héros belge incompris, symbole de la joie de vivre et de la bonne humeur (qui nous caractérise tous ! Mais oui !), ze Dupon(t)(d) brothers, rois de la maladresse et de la redondance belge, sans oublier le capitaine Haddock, qui nous émeut presque avec ses insultes et son caractère bougon et bagarreur.

 

L’esprit belge est plus marrant, il prend le contre-pied et une certaine distanciation comique par rapport à son illustre adversaire francophone. La bande-dessinée, et donc la culture belge, nous permet non seulement de rigoler, d’apprendre et d’allègrement user d’autodérision mais surtout nous a permis de développer notre sens critique, notre goût et notre jugement.

 

Ce n’est pas un hasard si notre belle ville accueille aujourd’hui un beau musée Hergé (qui reste par contre illuminé toute la nuit ! Aie!), et si je ne vous ai pas convaincu, il ne vous reste qu’a lui payer (malheureusement rien n’est gratuit dans ce bas-monde) une petite visite. Toujours sceptiques ? N’hésitez pas à faire un petit coucou aux nombreuses maisons d’éditions et divers musées « BDesques » de Bruxelles. Ou simplement à rendre une petite visite sympathique au kot BD qui possède une BDthèque digne de ce nom.

 

Comme dirait Herriot : « La culture, c’est ce qui reste quand on a tout oublié ». Sur ce, « Ô Belgique, Ô mère (de la bande-dessinée) chériiiiiiieeeee … »

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