Pour un gel des collaborations académiques avec les universités israéliennes

Communiqué de presse de l’AGL:

 

Du 14 au 21 novembre 2012, l’armée Israélienne a mené une offensive militaire dans la bande de Gaza. Cette actualité a amené les représentants étudiants de l’UCL à se positionner au sujet du conflit israélo-palestinien et au rôle que peut jouer leur université dans ce conflit, notamment via ses partenariats avec l’université de Tel Aviv.


 

Dans le passé, il existait des liens entre l’UCL et certaines institutions palestiniennes. Cependant, l’AGL constate, qu’à sa connaissance, de telles conventions ne sont plus d’actualité1. Elle observe, au contraire, qu’il existe toujours des partenariats avec l’université de Tel-Aviv, tant au niveau de l’enseignement (mobilité étudiante) que de la recherche2. Force est de constater que l’UCL n’a pas de position claire dans l’entretien de ses partenariats.


Or, le conflit israélo-palestinien met à mal le domaine de l’enseignement supérieur :

  • Entrave à l’accessibilité : un rapport de 20093 montre que 57% des étudiants palestiniens doivent passer par un checkpoint pour se rendre à leur université.

  • Coût conséquent pour les universités palestiniennes du fait de l’isolement économique ainsi que des incursions et attaques militaires visant les institutions publiques.

D’autre part, nous ne pouvons que remarquer que les universités israéliennes ne sont pas neutres dans cette politique néfaste, notamment via leurs collaborations sur plus de 50 projets4 technologiques avec l’armée israélienne, comme l’a récemment soulevé le Comité Palestine de Louvain-la-Neuve.

Le conseil AGL appellera5 donc l’UCL à geler ses liens académiques avec les universités israéliennes tant que celles-ci n’auront pas pris position en faveur du respect des droits des Palestiniens et condamné la politique d’occupation et d’apartheid opérée par l’état d’Israël.

L’AGL entrevoit deux objectifs majeurs par ce gel : 1/ Montrer qu’Israël n’est pas un partenaire ordinaire et 2/ que l’UCL prend en compte le sort du peuple palestinien. Dernier point qu’elle a d’ailleurs déjà mis en avant dans le passé, notamment en 2009, en nommant Sari Nusseibeh, universitaire Palestiniens, Docteur Honoris Causa de l’UCL.


Pour plus d’info  consultez la note complète de l’AGL sur le sujet ici

 

1 Des liens entre chercheurs belges et palestiniens existent probablement mais sans passer par un partenariat.

3 Selon un rapport de «The Alternative Information Center », association militante palestino-israélienne

4 Selon un rapport de la Palestinian Society de la School for Oriental and AfricanStudies (SOAS).

5 Interpellation prévue lors du Conseil d’Administration de l’UCL, le mercredi 19 décembre 2012

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