AGL Days 2021 - COP étudiante

AGL Days 2021 – Une COP étudiante : programme

En novembre a lieu à Glasgow la 26e COP (conférence des parties). Le dérèglement climatique ainsi que ses conséquences sont l’une des premières préoccupations des étudiant·es. À ce titre, l’Assemblée Générale des Étudiant·e·s de Louvain organise, avec la collaboration de nombreux·ses acteur·trices de la transition, une COP version étudiante.

Convaincue de l’existence du dérèglement climatique et de sa cause anthropique, la population cherche désormais des espaces de mobilisation et de solutions. Les discours changent, il ne s’agit désormais plus de seulement informer mais aussi de mobiliser et d’organiser. L’image de l’ours polaire seul sur sa banquise ne suffit plus. Il s’agit à présent de comprendre les systèmes de points de basculement de chacun·e vers l’engagement, de se nourrir de témoignages de parcours de vie alternatifs, de rencontrer, d’échanger et de s’identifier. On sort d’une forme de passivité devant une information souvent fort angoissante pour s’ouvrir à une mise en action créative ! Cet engagement individuel ne doit évidemment pas dissoudre le débat. Il ne s’agit plus de culpabiliser le ou la consommateur·trice mais bien de l’informer et de se mobiliser collectivement pour repenser nos sociétés plus globalement.

Notre événement

Sensibiliser, repenser, mobiliser et créer, voici les objectifs que nous poursuivons à travers l’organisation de cette COP étudiante. Nous souhaitons, tout comme tou·tes les acteur·trices de la transition présent·es à la COP26, pouvoir nous emparer des questions de justices climatique, sociale et migratoire de notre époque. Échanger sur les enjeux interconnectés autour de la transition, qu’ils soient écologiques, sociaux, politiques, économiques ou même culturels.

Programme des deux journées

Mercredi 10 novembre :

  • 10h30 – 12h00 (Maison du développement durable) : Présentation des outils de la mallette climatique du CNCD
  • 12h00 – 15h00 (Place des Sciences) : Fresques du climat (long)
  • 12h00 – 16h00 (Place des Sciences) : Stand de Youth for Climate
  • 13h00 – 16h00 (Place des Sciences) : Stand du Kot Oxfam
  • 13h00 – 16h00 (Place des Sciences) : Quizz sur les impacts sociaux du dérèglement climatique du Collectif des Femmes
  • 14h00 – 16h00 (Auditoire A02) : Conférence sur les chauve-souris indicatrices
  • 14h00 – 16h00 (Auditoire BARB 03) : Atelier conférence de Corps Écrits sur l’écoféminisme
  • 14h00 – 16h00 (Place des Sciences) : Calculer son bilan carbone
  • 16h00 – 17h00 (Place des Sciences) : Fresques du climat (court)
  • 16h00 – 18h00 (Place des Sciences) : Stand GT transition du CORSCI
  • 16h00 – 18h00 (Gîte Mozaïk) : Cluedo de l’écoféminisme
  • 18h30 – 20h30 (Auditoire Sciences A01) : Projection-débat « Welcome Alibaba » avec le CNCD, Financité et Tout Va Bien Média
  • Tout la journée : Kapslathèque (Place des Sciences) -Exposition photo – Bar (Place Gallilée)

Jeudi 11 novembre :

  • 09h30 – 12h00 (Place des Sciences) : Stand « La fresque du plastique » animé par le Kot Planète Terre
  • 10h00 – 12h00 (Maison du développement durable) : « La vie d’une petite culotte » animé par le CNCD
  • 10h00 – 18h00 (Place des Sciences) : Stand de Youth for Climate
  • 12h00 – 15h00 (Place des Sciences) : Stand de l’Alter-é-kot
  • 12h00 – 18h00 (Place des Sciences) : Stand précarité et climat de la Fédération des Étudiant·es Francophones (FEF)
  • 14h00 – 16h00 (Maison du développement durable) : Arpentage « Comment vaincre un dictateur quand on est tout petit, tout seul et sans arme »
  • 14h30 – 18h00 (Auditoire Sciences A03) : Témoignage d’un activiste de Sea Sheperd
  • 16h00 – 18h00 (Place des Sciences) : Stand jeux du Kout’Pouce
  • 16h30 – 18h30 (Places des Sciences) : Conférence « Quelle forme de lutte pour les étudiant·es ? » avec Louise Rosoux
  • 16h30 – 18h30 (Auditoire Sciences A04B) : Justice sociale et climatique, Réseau Wallon de lutte contre la pauvreté
  • 18h30 – 01h00 (Parking Sainte-Barbe) : Soirée concerts avec Manzo, Steffig Raff, Elysiane, DJ Catalina et Mydriaz
  • Tout la journée : Kapslathèque (Place des Sciences) -Exposition photo – Bar (Place Gallilée)
Supports de cours

Sondage support de cours

Hé toi, étudiant ou étudiante à l’UCLouvain !

Qui dit nouvelle rentrée académique, dit nouveaux cours… dit nouveaux supports de cours ! Bref nouveaux syllabus, nouvelles synthèses et slides à imprimer, nouveaux codes… fin euh je crois. T’en penses quoi ? C’est quoi un support de cours en fait ? Et puis nouvelle rentrée rime avec nouvelles dépenses du coup. Mais est-ce le juste prix ? On peut se poser la question. En tout cas, on a eu envie de TE poser la question.

Bref, pour que la commission support de cours puisse travailler sur ce dossier de manière efficace, il faudrait d’abord savoir de quoi on parle et puis savoir ce qu’en pense la communauté étudiante. Que ça soit sur la définition, sur le coût, ou l’accessibilité, c’est le moment, c’est l’instant de t’exprimer (sans t’afficher – c’est anonyme) ! Alors n’attends plus et réponds à ce sondage. Ça te prendra top chrono 4 minutes et c’est sur ce lien :

https://forms.office.com/r/1BPisp3D6Q

even appel au vote

Élections étudiantes 2021

Chers·ères étudiant·es,

Vous ne l’avez certainement pas manqué, cette semaine, comme chaque année, se déroulent les élections étudiantes qui vous permettront d’élire vos représentant·es étudiant·es pour l’année académique 2021-2022.

Pourquoi je devrais voter ?
Ces représentant·e·s vous représenteront dans les différentes instances universitaires et défendront vos droits.

Pour qui je peux voter ?
Vous pouvez voter pour des étudiants au Conseil AGL, de votre faculté et/ou de votre site.

Comment je peux voter ?
Munissez-vous de vos identitifants et rendez-vous sur ce lien : https://www.electionsagl.be

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Ouïghours : Relations de l’UCL avec le gouvernement chinois.

Quel lien entre les bâtiments qui voient le jour à Louvain-La-Neuve, et la répression qu’exerce un état autoritaire à près de 10 000 km d’ici ? Le CBTC, bien sûr ! Le CBQuoi ? Depuis quelques mois, vous pouvez voir fleurir des immeubles le long de la N4, juste à la sortie sudest de Louvain-La-Neuve. Derrière ces tours se cachent quatre lettres : CBTC pour le China Belgium Technology Center.

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Interpellation AGL CAC

Monsieur le recteur, ce n’est pas avec des stickers sur les sièges d’auditoires que nous garantirons un enseignement accessible et de qualité. Les étudiant·e·s se soucient énormément des mesures qui seront mises en place à la rentrée. Si le respect des mesures sanitaires est une source d’inquiétudes, ce sont des questions d’enseignement et sociales qui les alarment. Nous remercions le Conseil rectoral et M. Dubuisson pour le travail effectué et pour les propositions amenées sur la table. Cependant, force est de constater que des questions de forme et de fond persistent à ce jour et nous poussent à nous interroger sur notre philosophie d’université.

Tout d’abord, en matière de forme, nous avons été quelque peu surpris·e·s de constater que les corps n’ont pas été consultés lors de la réalisation de ce document, contrairement à l’engagement qui avait été pris au dernier conseil académique. Seul les représentant·e·s étudiant·e·s ont été informé·e·s du contenu de la note, suite à notre demande. À plusieurs reprises, il a été demandé de construire la rentrée et les enjeux auxquels nous faisons face, ensemble. Les étudiant·e·s, les professeur·e·s, les membres du personnel administratif et les membres du personnel scientifique sont tou·te·s riches d’une expérience qu’il est plus que vital de prendre en compte.

Ensuite sur le fond, bien que le principe de subsidiarité soit désormais appliqué, nous aurions aimé voir apparaître une forme de concertation qui nous permettrait de mieux comprendre globalement ce qui se prépare en termes d’enseignement et d’encadrement des étudiant·e·s dans les différentes facultés. Cette question touche, selon nous, l’ensemble des sphères de notre université. Nous nous inquiétons au vu des dernières déclarations d’une impossibilité de prendre en charge entièrement les cohortes sans mettre en danger l’accès à l’enseignement. Nous avons peur que sans politique globale, des étudiant·e·s soient lesé·e·s.

Dans la note, approuvée le 17 juin par ce même conseil, il a été demandé de prévoir des plans selon les codes couleurs pour palier aux difficultés que nous pourrions rencontrer. Avoir des scénarios selon les codes couleurs ne relève pas seulement de mesures sanitaires mais bien des décisions politiques permettant un enseignement de qualité et un enseignement accessible. Il n’est pas envisageable de commencer l’année sans avoir un plan concret et des mesures adéquates selon les situations. Dire que tout s’est bien passé lors du quadrimestre passé n’est pas chose vraie, malgré l’ensemble des efforts fournis, les étudiant·e·s, les assistant·e·s, les professeur·e·s et les membres du personnel ont été mis à rude épreuve. Nous ne pouvons pas consciemment signer pour repartir dans le même schéma. Poser des décisions aussi importantes, appelle à considérer la philosophie de notre université construite collectivement.

Au regard de tous ces éléments, nous proposons des mesures concrètes en matière d’enseignement afin d’en garantir la qualité :

  • La mise en place d’un budget exceptionnel pour financer une augmentation du nombre d’encadrant·e·s afin de permettre un enseignement en co-présence.
  • Une politique de support de cours ambitieuse qui permettrait à chacune et chacun d’avoir des ressources de qualités suffisantes.
  • Une politique d’amélioration de la réussite cohérente et continue dans l’ensemble de l’université.
  • Une politique claire pour répondre aux difficultés des étudiant·e·s internationaux·alles, tant des informations qu’un soutien au financement de leurs études.

De plus, bien que le Conseil Académique ne soit pas le lieu privilégié de formulation de telles remarques, nous attendons également de l’université une politique sociale ambitieuse pour pallier aux difficultés de ses étudiant·e·s : budget pour les jobistes qui ont perdu leur  job, matériel informatique, renforcement service d’aide, aide psychologique,…

Enfin, il nous semble que ces débats nous mènent à de véritables interrogations de fond. Pour interroger les mesures qui seront appliquées dans les prochaines semaines, il apparaît que nous devions éclairer notre philosophie d’université. D’une part, nous devons faire le constat d’un enseignement numérique qui n’a pas convaincu et qui n’a ni su répondre aux habituelles exigences de notre institution en matière de qualité d’enseignement ni faire face efficacement au défi des inégalités entre étudiant·e·s. Que du contraire. De plus, à plusieurs reprises, des membres de notre communauté se sont exprimés sur la difficulté de travailler dans une université entièrement distancielle. Ce sentiment ne fait-il pas écho à la nécessité pour notre institution de rester un lieu de socialisation ? Ce sentiment pourrait être une mise en garde contre l’atomisation de notre université. Quelles solutions à ces défis ?

Pour terminer et clôturer notre intervention, nous nous questionnons sur la temporalité de prise des décisions, nous avons la possibilité de sortir de l’urgence et donc de prendre le temps de réfléchir à plus long terme pour ne garder que le positif et de ne plus reproduire les mêmes erreurs. La planification est la clé afin d’éviter la situation que nous avons malheureusement connue l’année passée, tant pour nous, que pour l’ensemble de la communauté universitaire. Nous ne pouvons faire fi des besoins de notre enseignement sur le même budget, nous devons débloquer des moyens supplémentaires rapidement. Pour ne pas subir la situation, nous devons collectivement penser la philosophie, la direction de notre université. Les décisions que nous prenons et qui doivent être prises, se doivent d’être en adéquation avec notre vision de l’université.

Mathilde Fraipont et Henry Maes, co-président·e·s de l’AGL

Vue extérieure de Louvain-la-Neuve, vie étudiante.

Carte blanche – Enseignement et examens à l’UCLouvain : Nous attendons une décision forte !

La session d’examen a maintenant commencé depuis plus d’une semaine pour les étudiant·e·s. Loin des dernières déclarations de l’UCLouvain, le bilan sur le plan psychologique est inquiétant, malgré l’implication chronophage de la plupart des professeur.e.s pour veiller à ce que cela se passe dans les meilleures conditions. Selon un sondage mené auprès de 4000 étudiant.es, le confinement, les modalités d’évaluation et les désagréments matériels laissent 85% des étudiant.e.s dans un état psychologique préoccupant, voire dans l’incapacité de passer leurs examens.

Crashs techniques, modalités d’évaluation changeantes, mécanismes en tout genre pour éviter la triche font que depuis quelques semaines une étude paisible est devenue impossible. Depuis le début du confinement déjà, se dessinait un enseignement à deux vitesses, tandis que certain·e·s étudiant·e·s pouvaient s’appuyer sur une aisance matérielle et un rythme familial adéquat pour une étude confortable, d’autres se retrouvaient plus que jamais livrés à eux-mêmes sans aide structurelle pour suivre leurs cours et réussir leur session. Aujourd’hui, plus de 30% des étudiant·e·s nous disent être en décrochage scolaire et 75% affirment que le confinement est un obstacle au bon déroulement de leur blocus et surtout de la session. Les étudiant.e.s se disent en perte de motivation et en détresse après 3 mois de confinement. Pour certain·e·s même, la situation entraîne des conséquences sur leur santé.

Ces dernières semaines ont été éprouvantes pour l’ensemble de l’université : pour les étudiant·e·s, pour les professeur.e.s, pour les assistant·e·s et pour le personnel administratif. La crise a considérablement augmenté la charge de travail de tout un chacun et nous sommes infiniment reconnaissant envers l’ensemble des acteur·rice·s qui, pour la plupart, ont eu comme première préoccupation les étudiant·e·s.

Malgré tous ces efforts, la ligne politique, qui a été choisie par les autorités de l’université, rend inévitable le décrochage scolaire de nombreux étudiant.es. Souvent, ce sont les moins privilégié.e.s qui en pâtissent. D’autre part, le choix a été fait de maintenir les examens comme d’habitude. Ainsi, les professeur·e·s se sont vu invité.e.s à utiliser des logiciels de surveillance intrusifs, qui se sont révélés inadaptés. D’ailleurs, 1 étudiant·e sur 2 témoigne avoir reçu des modalités d’examen en retard. Les autorités rectorales ont certes appelés à la bienveillance des professeur·e·s et des jurys, mais cette bienveillance et cette approche individuelle connaissent des limites lorsqu’on les confronte à la réalité des grandes cohortes d’étudiant·e·s. Certains témoignages d’étudiant·e·s sont effarants.

Je suis au bout du rouleau. Après plusieurs mois de confinement, on doit enchaîner avec une session et des examens éprouvants. J’ai bien envie de croire que les profs vont être sympas, mais avec les consignes d’examens qui n’arrêtent pas de changer. J’ai du mal à m’en sortir. Je me demande si je vais me réinscrire à l’université l’an prochain…”.

Cette situation n’est en tout cas pas acceptable pour une session d’examen réussie. Les étudiant·e·s mettent de côté leurs motivations pour la suite du parcours, leur santé et pour certain·e·s l’intégralité de la suite de leurs études. Aucune décision forte n’a été prise pour eux. elles. Allons-nous écarter tous les étudiant·e·s pour qui nous n’avons pas trouvé de solutions ? Seront-ils·elles les perdant·e·s de l’année parce que le système n’a pas pu les prendre en compte ?

Nous en appelons alors à nos professeur·e·s pour nous venir en aide ! Vous avez les cartes en main pour réduire les inégalités criantes de cette session d’examen. Nous avons besoin de vous maintenant mais aussi après… Nous avons besoin que vous croyez en nous. Le résultat est effrayant et les étudiant.e.s ressortent de ce début de session avec un sentiment d’anxiété, de stress, l’impression d’être déboussolé·e·s et de juste ne plus pouvoir y arriver. Les étudiant·e·s sont a bout de souffle, il·elle·s n’en peuvent plus. Résultat d’un confinement mais surtout d’une session conservée sans réelles adaptations.

La question qui se pose et qui apparait aux étudiant·e·s est : sommes-nous en train d’évaluer les capacités de raisonnement ou de connaissance de la matière ou les examens seront-ils l’expression de la résistance au stress, voire même, d’un environnement et de conditions matérielles ?

Pour un enseignement public, l’idée que notre réussite soit conditionnée par notre milieu social, nous paraît inacceptable. Pourtant, cette crise et le manque de solutions structurelles ont aggravé les inégalités. Nous ne pouvons pas continuer comme cela. La détresse étudiante est bien réelle, il est temps de l’écouter. Dès lors, face à ce constat, des décisions politiques fortes doivent être considérées par les recteurs et la ministre. Nous demandons aux autorités de considérer la possibilité de proclamer la réussite de certains cours par note administrative (moyenne de l’étudiant·e). Ce faisant, l’évaluation deviendrait formative et serait accompagnée d’un suivi individuel pour les étudiant·e·s en difficulté.

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CARTE BLANCHE – La communauté étudiante de l’UCLouvain tire la sonnette d’alarme

Après ces deux semaines de Pâques, les étudiant.es de l’UCLouvain s’apprêtent à retrouver le chemin des auditoires. La reprise des cours en distanciel va de pair avec le blocus qui approche à grands pas. Pourtant, nous ne savons toujours pas à quelle sauce nous allons être mangé.es et notre appréhension grandit de jour en jour. Un formulaire, envoyé aujourd’hui par les autorités académiques, ne fait rien pour rassurer les étudiant.es…

À l’AGL, les témoignages d’étudiant·es que nous recevons parlent de plus en plus de sentiment d’impuissance, et nous font craindre un taux de décrochage scolaire très important. Face à ce constat, il nous semble que les modalités d’évaluation doivent être réévaluées et une prise de conscience sur la situation étudiante doit avoir lieu.

Malgré les efforts des professeur.es, un enseignement de moindre qualité

Après quatre semaines de cours en distanciel, nous pouvons constater que certains cours fonctionnent et que d’autres sont plutôt de l’ordre du bricolage. Malgré les efforts de beaucoup de professeur.es – que nous soulignons – il nous semble clair que notre enseignement s’est vu amputé d’une partie de son contenu ainsi que de sa cohérence. Certains cours ont été remplacés par des PDF à lire, d’autres par une multitude de travaux, d’autres encore par des conférences en ligne. Il est devenu difficile de s’organiser et de gérer la charge de travail qui s’impose à nous dans ces circonstances.

Les étudiant·es en difficulté

Au-delà des modalités d’enseignement, le problème des conditions de travail est lui aussi exacerbé par les cours en distanciel. Beaucoup d’étudiant.es souffrent aujourd’hui d’un manque matériel ou d’espace de travail, ce qui les empêche de suivre leurs cours dans de bonnes conditions. D’autres ont perdu leur job étudiant initial et ont dû prendre un job dans les secteurs prioritaires, très exigeants en termes d’heures. Ces étudiant.es n’ont plus le temps nécessaire pour suivre leurs cours et réaliser leurs travaux.

Notons aussi les étudiant·es qui vivent des situations familiales compliquées pour le moment, celles et ceux qui doivent rendre bientôt un mémoire ou TFE et sont dans l’incertitude et bien sûr les étudiant.es en situation de handicap, qui sont durement touché.es par ces changements de modalités, inadaptées dans de nombreux cas.

Les étudiant·es ne disposant pas des bonnes conditions pour suivre leurs cours devront compenser leur fatigue et la qualité de leur étude par du travail encore plus acharné. Ces longs mois difficiles peuvent mener à une dégradation physique et mentale pour beaucoup.

Stress, inégalités et inconnues ; les ingrédients d’un blocus réussi ?

Après avoir passé plus d’un mois et demi faire face à ce stress intense et à compenser la perte de qualité que subit l’enseignement, la population étudiante se retrouve plus esseulée encore face au blocus. Il est par ailleurs regrettable de constater qu’à ce jour aucune mesure n’ait été prise par l’université à ce sujet. Si un discours de bienveillance plane sur l’université, les directives claires manquent et n’aident pas à rassurer la communauté étudiante. Surtout, les modalités d’évaluations ne seront précisées que le 27 avril et d’ici là on ne sait pas quel est l’avenir de nos examens.

De plus, les solutions habituelles auxquelles l’on pourrait avoir recours en temps normal pour augmenter l’efficacité de l’étude ne sont plus accessibles. Pour contrer la difficulté de la situation et augmenter l’efficacité de l’étude, tels que le travail en groupe ou en bibliothèque, ne sont plus accessibles.

L’université agit comme si nous faisions seulement face à un confinement, alors que nous sommes aussi confronté·es à une pandémie. Les étudiant·es ne sont pas épargné·es par la situation anxiogène que provoque le coronavirus. Face à cela, l’université, au lieu d’atténuer l’anxiété, adopte des modalités d’évaluation et de surveillance à distance qui suscitent de la peur et du stress.

Le coût à payer

Le constat est clair, la qualité de notre enseignement s’est vue amoindrie et le blocus à venir risque d’être une catastrophe. Quelles solutions alors pour nos évaluations ? L’UCLouvain entend transformer les modalités d’évaluation dans certains cas. Pour d’autres, l’évaluation se tiendra à distance. Face à ces évaluations distancielles, cette politique de suspicion est en contradiction avec le discours de bienveillance. Nous serons pris·es en photos, par notre ordinateur, à de multiples reprises, pour s’assurer que nous ne trichons pas.

Cette méthode de surveillance par webcam pose des questions au sujet de l’intimité et du droit à la vie privée. Nous appelons l’UCLouvain à revoir sa position. En effet, le climat déjà tendu demande de trouver des solutions d’apaisement. En changeant de manière réfléchie les modalités d’évaluation, de tels dispositifs anti-triche orwelliens n’auraient plus d’utilité.

Celles et ceux qui ne disposent pas des moyens matériels nécessaires ou qui refusent la surveillance à domicile seront invité.es à passer leurs examens sur le site de l’université, se mettant ainsi en danger sanitaire. Rappelons à ce titre que la fracture numérique touche 4% de la communauté étudiante, selon la FEF, et ce sans compter celles et ceux qui n’ont pas accès à un espace de travail de qualité ou qui vivent des conditions de confinement compliquées. Au terme de tout cela, la seule chose que l’on sait, c’est que les examens mènent au casse-pipe.

Des solutions ambitieuses

En conclusion de cette situation extrêmement stressante pour une bonne partie des étudiant·es, nous demandons que :

  • Des directives claires et rassurantes soient prises concernant la tenue des examens et qu’un appel à l’allègement des sessions d’examens soit fait dans l’ensemble des facultés.
  • Les évaluations classiques soient remplacées par des évaluations à cours ouvert et qu’elles soient allégées.
  • Les cours pour lesquels il n’y aurait pas de modalité d’évaluation adaptée, la proclamation automatique soit envisagée, accompagnée par des évaluations formatives ainsi qu’une note administrative.
  • Veiller à ce que chaque étudiant·e, qu’elle que soit sa condition socio-économique, dispose de conditions adaptées pour étudier et pour passer ses examens en le mettant le moins possible en danger face à la pandémie.  

Ces décisions doivent être prises en tenant compte des particularités des facultés et qui laissent l’opportunité aux autorités locales de prendre des décisions fortes en faveur des étudiant·es. Il est temps de rassurer la communauté étudiante afin que celle-ci ne reste pas dans l’incertitude et n’appréhende pas le blocus et les examens comme elle le fait actuellement.

Retrouve cette carte blanche en version pdf par ici et partage-la autour de toi!

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Listings provisoires des candidatures

Les listings provisoires sont publiés ! Il est venu le moment de vérifier vos candidatures avant de nous lancer dans la campagne. Vous trouverez les listings à cette adresse :

https://aglouvain.be/…/listing-provisoire-des-elections-et…/

? Si en tant que candidat·e ou en tant que liste vous remarquez une erreur, faites recours par mail à plaintes-elections@aglouvain.be. Vous avez jusqu’au samedi 18/04 à 16h00 pour faire votre demande de rectification.

Faites donc bien attention à TOUTES les informations présentes dans ces listings.

Bonnes élections à tou·te·s!